Etre édité en un mois – Echangez, adaptez, innovez (j3)

Etre édités ensemble, ne pas respecter les normes
Recherches

Les réflexions développées dans l’article précédent sont valables pour un auteur, un musicien, un compositeur, un réalisateur, etc…

Pourtant, c’est une évidence, les solutions proposées ne sont pas adaptées à tous.
Je pense qu’il ne faut pas prendre mes conseils comme des solutions à tous les cas, il faut les adapter à votre situation.
Je ne propose pas des solutions, j’essaie plutôt de vous pousser à des réflexions sur vos propres objectifs et manières de travailler.
Je pense que c’est beaucoup plus constructif.

Je vais tout de même d’essayer d’expliquer le fond développé dans l’article précédent (je m’adresse notamment aux auteurs qui ont du mal à l’adapter à leur activité).


Adaptez

Avant de soumettre un projet à l’avis de quelqu’un, il faut comprendre que :

  1. un projet trop peu développé n’a pas d’identité
  2. un projet trop développé n’est pas flexible

Il vous faut trouver le juste équilibre, et soumettre (envoyer, faire écouter, montrer) votre projet à ce moment-là.
Il est donc nécessaire que vous inscriviez cette démarche à votre activité d’auteur, et que vous ayez une réflexion basée sur ce point :

Faut-il que mon texte soit entièrement finalisé pour l’envoyer?

Ou :

A quel moment puis-je considérer que le projet (texte, dans le cas des auteurs) est assez développé pour intéresser un éditeur, sans que je n’aie perdu trop de temps à finaliser?

Selon les réponses à ces questions, il faut que vous en déduisiez des actions à effectuer, des solutions.

Etant donné que l’expérience et le caractère sont propres à chacun d’entre vous, il existe des solutions que seuls vous pourrez trouver par rapport à votre situation, vos envies, votre niveau d’exigence, les conditions dans lesquelles vous désirez travailler, etc…

Il faut vous adapter et toujours garder vos objectifs à l’esprit.

Innovez

Je suis conscient du fait que les éditeurs mettent longtemps à répondre, mais s’ils mettent trois mois c’est peut-être que les auteurs/illustrateurs ne cherchent pas de manière suffisamment innovante d’attirer l’attention à leur travail et qu’ils suivent le circuit traditionnel : écriture du texte, photocopies, envois à plusieurs éditeurs par voie postale, attente…

Profitez de cette expérience collective

C’est pour cela que ArtisteZen existe : pousser les auteurs/illustrateurs à trouver de nouvelles voies, à innover, à faire preuve de créativité.
En groupe, cela permet de pousser les réflexions plus loin.

Vous pourriez par exemple lancer une réflexion à ce sujet (« Comment attirer l’attention des éditeurs lorsqu’on est un auteur?« ) avec d’autres auteurs, et les idées de chacun permettraient de faire avancer le problème.

Il est plus intéressant d’utiliser les possibilités du collectif maintenant que vous, les participants, formez un groupe.
Vous bénéficiez d’une attention accrue, et d’un temps de réponse favorable.
Mon point de vue seul a un intérêt mais il est limité si on le compare à une réflexion collective.

Note : N’oubliez pas que vous avez ci-dessous la possibilité d’imprimer les articles, de les partager avec des amis par email, de les soumettre à des Digg-like : plus nous serons nombreux, participants ou visiteurs, plus nous pourrons bénéficier de cette expérience collective.

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  1. jill.C

    Bonjour à tous,
    Ange,
    Une remarque , tout d’abord, je suis très admirative des illustrations que tu mets depuis quelques jours. Ces « recherches » sont empreintes de grâce et de poésie. je les aiment vraiment beaucoup. Une question cependant sur celle représentant un surfeur ? Pourquoi as-tu choisi ce cadrage qui coupe la tête du personnage ? Pour donner l’idée de mouvement ou pour autre chose ?

    Sinon pour en revenir au thème du jour, oui je prends dans tes articles ce qui me convient et j’essaie de réfléchir sur les points qui me paraissent moins adaptés à ma façon de fonctionner pour savoir si je dois ou non changer mes habitudes dans ce sens.

    Mais soit certain que ta démarche est une aide à la réflexion sur mon travail et un moteur d’une certaine façon.
    Merci à toi pour cela et pour ce que tu es.
    Bonne journée à tous :-)

    Répondre
  2. Ange

    Jill.C > Merci pour tes remarques concernant les illustrations.
    Celle dont tu parles (le « surfeur ») a été volontairement coupée en des points critiques pour montrer qu’il s’agit seulement d’une partie d’une image. Pour donner envie d’en voir plus.
    Pour une illustration « pleine » cela aurait été un mauvais choix, pour un simple aperçu je crois que ça peut suscite des interrogations sur ce qui se trouve en dehors du cadre. Voilà. On pourra voir cette illustration bientôt.
    Merci pour les compliments, je suis content que les conseils ici t’apportent un petit quelque chose.

    Pierrick > Digg. Digg-like = « sites internet de même style que Digg ».

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  3. jill.C

    Bonjour à tous,
    Je comprends mieux Ange, cela m’étonnait mais rassure-toi ton « effet » est réussi : j’ai très envie de voir ton illustration entière :-)

    « Vous pourriez par exemple lancer une réflexion à ce sujet (”Comment attirer l’attention des éditeurs lorsqu’on est un auteur?“) avec d’autres auteurs, et les idées de chacun permettraient de faire avancer le problème.
    Il est plus intéressant d’utiliser les possibilités du collectif maintenant que vous, les participants, formez un groupe. »
    Comment vois-tu cela dans la pratique ? Sur nos blogs respectifs ou ici par ton intermédiaire ?

    Bonne journée à tous :-)

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  4. Nicole

    excuse moi mais Jill.C…je ne la trouve pas sur la liste des participants…

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  5. Ange

    Jill.C > Je pensais plutôt à une réflexion sur vos blogs respectifs pour que vous puissiez être entièrement libres de choisir les sujets de discussions qui vous intéressent le plus.
    On peut aussi imaginer recueillir tout un tas de sujets, les exposer ici, et utiliser la zone de commentaires comme espace de discussion afin de centraliser les échanges.

    Nicole > bienvenue ici Nicole.
    Jill.C n’est pas présente dans la liste des participants car elle ne m’en a pas fait la demande pour des raisons qui lui sont propres.
    Je lui fais assez confiance pour savoir que si elle le désirait elle n’hésiterait pas à m’en faire la demande, et que je l’ajouterais alors dans la liste au plus vite.

    J’en profite pour préciser que quelques personnes supplémentaires se sont inscrites au projet mais je n’ai pas encore eu le temps de mettre la liste à jour.

    Répondre
  6. jill.C

    Bonjour à tous,

    Je comprends Ange mais j’ai beaucoup de mal avec mon blog, donc je lancerai peut-être des sujets sur ricochet.
    Nicole , tu es gentille de t’inquiéter de mon absence sur la liste mais comme le dit si bien Ange, je ne lui ai pas demandé. Vu le nombre d’ennuis techniques que j’ai actuellement , il me semble plus simple de suivre l’évolution du blog et d’essayer de réussir le défi que je suis loin d’être certaine de pouvoir mener à bien dans les temps. D’autre part il m’est difficile de visiter vos différents blogs par manque de temps . Mais Ange sait bien que je soutiens son action et son projet , et sauf si cela lui pose un problème particulier, je reste comme cela pour le moment.

    Bon dimanche à tous .

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  7. Ezra

    -Comment attirer l’attention des éditeurs lorsqu’on est un auteur ?

    Est-ce qu’un pitch à l’américaine pourrait être une piste ? Les scénaristes utilisent pas mal cette technique, car les décideurs n’ont en général pas le temps de lire, ni le scénario, ni le synopsis.

    Le pitch condense l’histoire en une phrase et donne envie de lire la suite. C’est un sacré exercice !

    Répondre
  8. Ange

    Jill > J’ai publié un nouvel article pour lancer quelques sujets de discussion. N’hésite pas à participer.

    Ezra > Je ne sais pas trop si un pitch intéresse un éditeur.
    Un lecteur peut-être car il ne veut pas connaître la fin de l’histoire avant d’y être arrivé.
    Pourtant un éditeur (et un investisseur en général), s’intéresse autant à l’aboutissement qu’aux moyens mis en oeuvre pour y arriver.
    Je dirais même que très souvent les investisseurs ne se préoccupent que de l’objectif : dites-moi pourquoi je devrais travailler avec vous, ce que vous aller m’apporter.

    Pour notre activité, je le traduirais ainsi :
    Les éléments clés qui doivent apparaitre dans ton synopsis sont :
    - l’intrigue (bien sûr)
    - les éléments majeurs auxquels les lecteurs peuvent s’identifier (traits de caractère du personnage, isolé ou pas, malheureux ou pas, etc)
    - la mécanique sur laquelle est basée la résolution de l’intrigue, et quelle perspective elle ouvre (morale, histoire terminée ou ouverte, etc..)

    En réalité je crois que ce n’est pas tant l’histoire qui les intéresse (si bien sûr) mais surtout « en quoi cette histoire peut-elle aider les enfants à évoluer, à grandir, à se divertir » et aussi « quels sont les points qui peuvent être mis en avant pour séduire les parents »?

    Il faut que ton synopsis apporte ces réponses à l’éditeur sans qu’il n’ait à chercher plus loin.
    Le pitch a un pouvoir d’attraction indéniable, mais il demande un investissement supplémentaire de la part du lecteur/auditeur/télespectateur pour qu’il puisse profiter de l’histoire entière.
    Je crois donc que les qualités de ton histoire doivent être démontrées de la manière la plus évidente. Le jeu de la découverte fonctionne avec un lecteur, mais pas avec un éditeur, c’est ce que je pense.

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  9. Cimarrón

    Décidément ce type (Ange) est une vrai mine d’or! C’est incroyable comme j’en apprends plus ici en quelques jours, qu’ailleurs en 34 ans <]:-))
    Pour la séduction des éditeurs, c’est exactement cela. En effet, il ne faut pas perdre de vu qu’un ouvrage est destiné à être vendu. Et les parents, dans le cas du livre jeunesse, sont la cible immédiate. Une cible qu’il faut attendre rapidement par les grandes lignes « marketing » du « produit » : titre, couverture, 4ème de couv (et aussi le façonnage et la qualité du papier, mais ça c’est l’éditeur qui doit y travailler).

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