Dépendance aux éditeurs : ce qu’on ne vous dira jamais ailleurs

La dépendance aux éditeurs
Bayat sur Flickr

Avec le développement d’internet, il est plus facile que jamais de publier.
« Publier » dans le sens donner au plus grand nombre l’accès à vos créations.

Pourtant, les auteurs et illustrateurs continuent de confier une grande partie de leurs revenus (si ce n’est la totalité) au bon vouloir des éditeurs.
Cette dépendance est un risque énorme pour qui veut gérer sa carrière professionnelle, autant que son développement personnel.


Dépendance

Confier son avenir à un éditeur, rester suspendu à ses réponses (quand elles arrivent) c’est cela :

  • Envoyer un mail/téléphoner/envoyer un courrier.
    C’est donc engager des frais. Pour l’exemple, nous dirons que la démarche est faite le 1er septembre 2008.
  • Attendre une réponse. Cette étape peut durer des mois, voire des années.
  • Si cette réponse est positive, peut-être faudra-t-il encore attendre plusieurs semaines/mois si l’on vous demande encore de faire un essai
  • Bien sûr les essais sont souvent non rémunérés, et c’est toujours à vous de téléphoner pour savoir où en est le projet, pourquoi vous n’avez pas eu de réponse, etc…

    Ce à quoi l’on vous répondra : « Ecoutez, le comité ne s’est pas encore réuni, il faut encore faire preuve d’un peu de patience ».
    Parfois cela est dit d’un ton agacé.
    Amusant, bientôt il faudra leur dire merci et s’excuser.
  • Bon, admettons que vous ayez eu une réponse positive (ouaaaaaais) patientez encore quelques mois car votre projet est prévu à la publication à N+2 (N=année en cours).
    Les équipes sont encore mobilisées sur les projets de N+1.

    On va dire qu’on est en septembre 2009 à ce moment-là.
  • Super, le moment de commencer le projet est arrivé (félicitations, vous avez été bien patients et dociles.) Entre trois mois et deux ans (et je suis très positif aujourd’hui) ont passé depuis votre première prise de contact.
    Au fait, comment avez-vous réussi à payer votre loyer pendant ce temps-là? Petits boulots? Vous vous êtes serrés la ceinture?
    Oui, on se comprend.
  • Vous prévoyez deux/trois mois de travail sur ce projet. Avez-vous vérifié dans votre contrat que le versement de l’avance sur droits était fractionné?
    Une moitié au commencement, l’autre moitié à la livraison? Si le travail nécessite plus de temps, fractionnez en fonction.
  • En parlant de l’avance sur droits, demandez un maximum. Quitte à réduire vos droits d’auteur (%). Les droits d’auteur ça ne sert à rien (ou si peu).

    La durée d’exposition d’un livre en librairie est trop courte pour arriver à vendre quoi que ce soit. C’est un leurre.
    Vous avez besoin d’argent aujourd’hui, prenez-le. Laissez à l’éditeur le risque de se rembourser l’avance qu’il vous a versée.
    Parce que sachez-le : lorsqu’un livre ne se vend pas, ce sont vos droits qui sont touchés en premier (bien évidemment).

    Vincent Dutrait en parle en détails. (vu chez La Luciole masquée)

  • Alors admettons que vous ayez fini en décembre 2009.

    Vous livrez le tout mais « hey » c’est Noël. Reprise d’activité mi-janvier, il y a des retouches et des retouches. Et des retouches.
    Livraison définitive : fin février 2009. L’ouvrage sera publié en septembre 2009.
    Jusque là, vous patientez. Septembre arrivé, votre livre (ou produit, je ne sais plus trop) est mis en vente.

    Entre septembre et décembre 2009, il est certain que vos droits d’auteurs n’auront pas dépassé le montant de l’avance sur droits. Vous ne toucherez rien.
    Décembre 2010, on refait le point. Toujours pas? ok, on repousse à décembre 2011.
    En 2011, ça y est vous avez droit à une rémunération. Qui vous sera versée en mars 2012 bien sûr (règlement sous 90 jours).

    On part du principe que vous touchez quelque chose en 2011 grâââce à votre éditeur qui a poursuivi son effort pour promouvoir votre livre, et parce que les libraires ont tenu à soutenir votre ouvrage parmi tant d’autres et ce pendant plusieurs mois.
    Ce qui n’arrive jamais en fait (qui de l’éditeur ou du libraire flanche le premier? Parfois l’un, parfois l’autre. Ils limitent les risques/pertes et c’est normal, alors faites de même).

  • Vous avez donc compris qu’il faut que votre ouvrage soit rentable immédiatement, sinon il disparaîtra et vos droits d’auteur avec.

    En bref, envoyez un courrier aujourd’hui et vous serez peut-être payé en mars 2012 si tout se passe bien.

Ne pensez-vous pas que cette situation de dépendance est extrêmement risquée?
Connaissez-vous d’autres métiers qui fonctionnent ainsi?
Depuis le temps que cette profession existe, comment se fait-il que cette situation soit généralement acceptée par tous?

The Contract, Bill Watterson
Je ne résiste pas, à vous proposer cette illustration de Bill Watterson.

Exercer un métier dans ces conditions-là, ça ne m’intéresse pas.
Au contraire, je perds tout enthousiasme au contact de mes crayons.

VOS COMPETENCES, VOTRE PASSION, VOTRE ENTHOUSIASME ET VOTRE TEMPS ONT UN COUT ELEVE.

Je pense que les artistes ont aujourd’hui les cartes en main pour se libérer de cette dépendance.

Travailler avec un éditeur? oui par choix, et non par défaut.

Innovez!

Innovez, trouvez de nouvelles voies, partagez-les.
N’avez-vous pas envie de mieux gagner votre vie, d’acquérir plus de sérénité, et de mieux profiter de votre temps?

Tenter autre chose vous parait risqué?

Mais, prendre des risques, c’est plutôt accepter de s’inscrire dans un cadre figé sans jamais réfléchir à d’autres possibilités.

Innovation guidelines

Des opportunités

Je pense qu’il incombe aux artistes de créer de nouvelles voies. Les musiciens ont su exploiter les possibilités qu’offre internet.

L’explosion des blogs bd a prouvé qu’il était possible pour un artiste d’entrer en contact direct avec son lectorat et de le fidéliser.
Certains blogs sont visités par plus de 5000 visiteurs uniques/jour.

Pourtant, quel est le taux de conversion constaté?
Le public en librairie n’est pas le même que le public sur internet.

Ne pourrions-nous pas :

  • créer de la valeur
  • proposer des produits adaptés au support, payants ou gratuits
  • le tout de manière innovante

tout ça afin de diversifier nos sources de revenus?

« La règle de marketing direct des 40/40/20 précise que la réussite d’une action dépend à 40 % du ciblage du public, à 40 % de l’offre en elle-même, et à 20 % de l’exécution créative. »

Beaucoup ici essaient de vendre certaines créations (couture, etc) directement à leurs visiteurs.

Pourtant, les illustrateurs et auteurs continuent de privilégier la voie de l’édition comme seule voie de réalisation, et comme seule source de revenus possible.

Pourquoi confiez-vous la conversion (visiteur/acheteur) à vos éditeurs?

Si vous êtes un bloggeur influent, si votre site est fréquenté, vous rendez-vous compte que vous passez à côté de nombreuses opportunités?

Il pourrait exister un espace pour les créateurs, un marché à créer, qui leur permettrait de valoriser leur travail et de le vendre de manière directe.
N’est-il pas temps de trouver des voies innovantes pour promouvoir et vendre vos travaux sans intermédiaire?

Tout est à faire, alors ne vous enfermez pas dans des concepts figés et INNOVEZ.

Surprenez-vous, surprenez-nous, créez de la valeur, et recevez les fruits de votre travail.
Cultivez votre différence, voyez au-delà de ce qui existe déjà.

Huit génératrices meilleures que le « tout-gratuit »

Voici les 8 pistes sur lesquelles vous pouvez vous appuyer pour valoriser vos créations/produits :

  • L’Immédiateté
  • La Personnalisation
  • L’Interprétation
  • L’Authenticité
  • L’Accessibilité
  • L’Incarnation
  • Le Mécénat
  • La Trouvabilité

Voici quelques pistes très intéressantes

Les trois derniers liens sont précieux, ne passez pas à côté.

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{ 21 commentaires } Participez à la discussion!

  1. PIERRICK DE LOUARN

    Ange, je te trouve bien pessimiste subitement !

    Que se passe t’il ?

    Au début de l’été, tu voulais être édité en un mois.

    Aujourd’hui, tu n’as plus la patience d’attendre qu’un éditeur te trouve des clients ?

    Pourtant, les expériences d’autoédition (papier ou numérique) ne sont pas plus rentables. Tant que les lecteurs ne sauront pas se passer du circuit traditionnel du livre, nous devrons subir le « parasite » appelé éditeur.

    Répondre
  2. Ange

    Sissi minanaä :
    J’ai hâte d’en savoir plus :)

    Pierrick :
    Il n’y a aucune once de pessimisme, au contraire je trouve la démarche très constructive (chercher une forme d’indépendance).

    « Aujourd’hui, tu n’as plus la patience d’attendre qu’un éditeur te trouve des clients ? »
    Je pense que tu as mal saisi le sens de l’article (concernant ma position) et il ne me semble vraiment pas que ce soit le rôle d’un éditeur que de « trouver des clients ».
    De plus, il faut tout de même me dissocier un petit peu du contenu des articles, car je les rédige avec un minimum d’objectivité.

    Concernant l’auto-édition je suis partiellement d’accord, cependant mon article parle de voies innovantes. Il s’agit de faire évoluer des schémas existants, ou d’en créer de nouveaux.

    Enfin, je n’ai jamais dit que nous devions « subir » les éditeurs que tu appelles « parasites ».
    Je cite mon article : « Travailler avec un éditeur? oui par choix, et non par défaut. »

    Répondre
  3. Raph

    Bonjour Ange,

    Merci pour cet article de qualité qui rejoint certaines de mes réflexions personnelles actuelles.
    Pour ma part, je m’intéresse beaucoup à l’idée qu’il y a des choses à inventer du côté des blogs et d’internet. Sans doute mon côté « artiste » qui me pousse à créer… même quand il s’agit de vendre mon boulot.
    Bonne journée !

    Répondre
  4. Ange

    Bonjour Raph,
    et bienvenue par ici car il me semble que c’est ton premier commentaire.
    Je suivrai Les aventures philosophiques d’Anne-Charlotte avec intérêt. Quels seront les outils que tu utiliseras pour promouvoir ton personnage ainsi que ton travail, quel est le point sur lequel tu t’appuieras pour faire la différence (cf le texte « tu crois qu’on peut devenir célèbre en faisant comme tout le monde? ») c’est là que ça devient passionnant ;)

    A bientôt!

    Répondre
  5. Ezra

    Ta réflexion est juste. On ne veut pas se l’avouer c’est tout. Les éditeurs ont peur de publier, peur des débutants, et surtout, ils ne veulent pas prendre de risques ! Donc, ils étudient la question dans tous les sens, ils calculent les risques…bref, ils nous font tourner en bourrique, nous font faire dix illustrations pour être sûr…Pour finalement rééditer de vieilles séries, qui en leur temps ont fonctionné: Ex: Mimi Cracra, Emilie, Martine….
    Je pense, en effet, qu’il est temps pour la jeune génération d’artiste de prendre les devants plutôt que d’attendre qu’on nous tende la main.

    Répondre
  6. Raph

    Ange,
    merci pour l’intérêt que tu portes à Anne-Charlotte.
    Pour ce qui est des outils et des techniques que j’utiliserai pour faire la différence : je pense à Internet, entre autres, mais je voudrais essayer de ne pas l’utiliser uniquement comme vitrine. Je pense qu’il y a des gens qui arrivent à vendre des e-books (par exemple) et j’aimerais réussir à vendre une sorte de « e-BD » ou « e-magazine-BD »…
    Tout ceci est encore à l’état de réflexion vague et d’amas de questions qui vont du plus basique au plus technique, avec un zeste de marketing et de publicité pour couronner le tout (comment ? avec qui ? sur un site ? un blog ? comment le présenter ? périodicité de la parution ? etc.). Le « avec qui ? » est une grave question car je ne pense pas être à la fois capable de jouer l’informaticien, le dessinateur, le scénariste, le commerçant, le publicitaire, etc.
    Mais je compte d’abord étoffer les aventures d’AC et créer du trafic sur son blog avant de la vendre…
    On en reparlera ?!

    Répondre
  7. jill.c

    Bonsoir à tous,

    Ange
    Merci une nouvelle fois pour cet article et tes conseils. Il est évident que je ne prends pas à la lettre tout ce que tu dis et que je réfléchis au contenu de tes articles et les considère plus comme des suggestions à adapter ou pas à ma vie personnelle et professionnelle. Il est cependant certain que tout ce que tu as fait pour nous (et pour toi :-) ) depuis quelque mois m’a vraiment aidée à faire notamment le point sur ce que je désire .

    Je crois que nous avons tous compris que le fait d’être ou non édité en un mois n’était pas ce qui importait. Ce qui a compté c’est une manière d’envisager différemment ce métier, de remettre en cause certaines habitudes, d’envisager d’autres possibilités et aussi de chercher des pistes pour « inventer » de nouveaux moyens de nous épanouir sans être pendus à la boîte au lettre ou au téléphone dans l’attente d’une hypothétique réponse d’éditeur.
    Pierrick, Je ne trouve pas du tout que cet article soit en contradiction avec les précédents. Rien ne nous empêche d’envoyer certains projets à des éditeurs tout en faisant d’autres plus personnels et diffusés autrement, en attendant que les premiers soient acceptés ou refusés :-)

    Raph, j’ai bien aimé aussi Anne-charlotte et son adorable petit chien, ils sont craquants ! Bonne chance à toi et à eux ! pour la suite. :-)

    Bonne soirée :-)

    Répondre
  8. Ange

    Bonjour,

    Ezra > Tout à fait. Je pense qu’il est nécessaire que les artistes partagent beaucoup plus pour innover. Que chacun cherche dans son coin, qu’il mette ses expériences à disposition des autres, qu’un autre rebondisse et améliore le concept, etc etc…

    Ce que je reproche à beaucoup, c’est de se placer dans la situation confortable de « celui qui suit ». Toujours à se plaindre de sa situation, toujours à se plaindre que les choses n’évoluent pas assez vite, mais ne s’implique jamais pour faire changer les choses.
    Enfin, je ne « reproche » rien mais je n’aime pas la passivité.

    Je crois que je suis exigeant, je veux que les choses changent, mais je sais qu’elles changeront beaucoup plus vite si on était plus nombreux à mettre nos capacités en commun.
    Pour l’instant c’est surtout « chacun pour soi » et « profitons des avancées que proposent les autres ».
    Même si je suis conscient du fait que beaucoup essaient de faire de leur mieux.

    Raph > Je crois que le support (site, ebook, forum, etc…) n’est pas important. Ca ne reste qu’un support.
    L’important, c’est de proposer une expérience :
    * L’Immédiateté
    * La Personnalisation
    * L’Interprétation
    * L’Authenticité
    * L’Accessibilité
    * L’Incarnation
    * Le Mécénat
    * La Trouvabilité
    L’article « La valeur délivrée, la valeur perçue… et l’histoire qui va avec » abordait déjà ces thèmes-là et pourrait t’intéresser.
    Une surprise autour de ce sujet devrait arriver dans les 15 jours.
    Une petite expérimentation (ebook payant).

    Si tu veux créer du trafic pour Anne-Charlotte, je te conseillerais de prendre un hébergeur payant et un nom de domaine également.

    Car pour l’instant, le trafic ne t’appartient pas :
    - Si WordPress.com cesse son service d’hébergement, tu perds ton site et tes visiteurs. Ces visiteurs sont perdus définitivement, tu ne peux même pas les rediriger (puisque la page de ton site n’existe plus).
    Il te faut un service d’hébergement payant et professionnel (entre 2 et 5€/mois).

    - Si tu détenais ton nom de domaine, tout changement d’hébergeur serait transparent aux yeux des visiteurs. Le meilleur moyen de construire une base de visiteurs solide.
    Il te faut acheter un nom de domaine (entre 7 et 15€/an).

    C’est ce que je ferais à ta place, et on en reparlera quand tu veux ;)

    Jill.c > Merci d’avoir si bien compris le fonctionnement de ce site, et je suis content que tout cela serve à quelqu’un.
    J’avoue passer du temps, et je pense que parfois il est assez frustrant d’avoir peu de réactions.
    Mais bon… :)

    Répondre
  9. marie-laure

    Merci pour ces nouvelles notes Ange!
    Voilà, je viens de lire sur un autre blog, comment un auteur courrait litteralement derrière son argent…
    Comment un autre voit son projet bloqué pendant un an mais pas édité,
    Comment un éditeur refuse de payer le coloriste sur un troisième tome de bd, réduisant ainsi l’équipe à deux (ils feront à deux, le travail de trois pour le même prix ou bien le tome 3 de leur série ne verra pas le jour)…
    C’est juste à peine croyable…et pas si rare que ça il faut croire.
    Personnellement je trouve équilibrée la formule de « l’association maison d’édition » par laquelle je collabore avec d’autres.
    Mais c’est une formule « amateur » qui permet de faire des albums et de les vendre sur les salons.
    Cela demande beaucoup de disponibilité, les albums ne sont pas distribués dans les librairies, et bien sûr c’est une activité qui n’est pas assez rémunératrice pour en vivre . Mais ce n’est pas le but de l’association…
    Nous avons donc des activités professionnelles autres.
    Mais il est vrai qu’il y a un contact direct entre nous qui faisons et les gens qui viennent sur les salons et qui constituent notre lectorat, ce qui est particulièrement agréable !
    Bon, on n’est pas là pour parler « agréable »! :) (si? aussi?)
    mais …peut être y a t’il une voie possible du côté associatif entre les auteurs et illustrateurs …

    Bon, je ne savais pas trop si parler de ça…J’ai bien conscience qu’il y a un grand écart entre l’activité loisir-plaisir, et gagner sa vie avec son travail de création!

    D’ailleurs…je compte bien me professionnaliser dans les années à venir, et je vais me heurter à ce problème de valorisation du travail…Mon activité associative ne suffira plus! (en terme de retour sur investissement!)

    Répondre
  10. Ange

    Merci d’avoir partagé cette expérience intéressante, Marie-laure :)
    J’ai également pensé à la création d’une asso pour la diffusion de projets plus personnels.

    Répondre
  11. Jill.C

    Bonjour Ange, Bonjour à tous.

    Je ne suis pas venue depuis quelques semaines. J’espère que tu vas bien Ange.

    Répondre
  12. Ezra

    Bonjour ! Je me joins à Jill.C. pour avoir des nouvelles…
    @ très vite , Ange !

    Répondre
  13. Ange

    Jill.C, Ezra,

    Bonjour et merci d’être passées par là.
    Je vais assez bien, j’espère qu’il en est de même de votre côté.
    Je reviens lundi prochain avec un (ou plusieurs) article(s) pour Bien préparer les rencontres DA à Montreuil.

    A bientôt

    Répondre
  14. Marie

    ah, je suis contente de savoir que tu vas bien! Même si ça ne me concerne pas forcément j’aime toujours lire tes articles :)

    Répondre
  15. Bondon

    Bonjour,
    Voilà une semaine ou deux que j’ai découverts votre blog, et il m’a surpris dans un premier temps (j’y ai trouvé dans la démarche des similitudes avec certains programmes « types américains » (développement personnel, coaching) mais avec un contenu généreux)
    Je suis moi-même une illustratrice qui débute, j’ai été diplômée l’année dernière, et je me retrouve dans les tristes bilans que vous dressez. Je me demande si j’arriverais à refuser de me faire exploiter si j’avais enfin l’opportunité d’être éditée.
    Malheureusement pour moi, je n’ai pas du tout l’esprit de compétition. J’aime savoir que je ne prend pas la place d’un autre, je cherche l’équité.
    Par ailleurs, je n’arrive plus à me faire plaisir en travaillant pour moi. J’aimerais trouver un atelier, une collectivité ou une association pour me sentir intégrée. Je suis sur Nantes, et j’ai visité les 2 seuls ateliers d’illustrateurs/auteurs de BD et autres qui existent (d’après ce que j’ai entendu dire, j’en ai peut être oublié, mais ça n’a été que du bouche à oreille)
    En tout cas merci pour tous ces conseils, j’en apprends tous les jours depuis plusieurs mois, je vais de surprise en surprise, je suis parfois enchantée et désenchantée.
    Je continue de suivre vos articles avec intérêt.
    Cécile

    Répondre
    • Ange

      Bonjour Cécile,
      et bienvenue ici!

      Tout d’abord je vous conseille de répondre au questionnaire car il vous permettra peut-être de mettre en lumière certaines des difficultés que vous rencontrez et les points sur lesquels vous pouvez d’ores et déjà travailler pour avancer.

      Ensuite, je reprends vos propos :

      J’aime savoir que je ne prend pas la place d’un autre, je cherche l’équité.

      Je pense que c’est justement en se lançant pleinement dans la ‘compétition’ qu’on se met hors compétition et qu’on ne prend la place de personne.
      Je m’explique : il est difficile lorsqu’on débute de savoir si l’on doit affirmer une identité forte (A) ou au contraire se montrer polyvalent et à disposition (B).
      Une carrière construite doit, j’en suis persuadé, se bâtir sur du court terme grâce à des contrats assez immédiats (B) et laisser place à plus de liberté et d’aspirations personnelles (A) pour le moyen/long terme.
      Le marché est saturé d’illustrateurs timorés (parfois par manque de confiance) et c’est pour cela que la compétition semble importante.
      Affirmez-vous complètement, et vous créerez votre niche petit à petit.

      Stratégie
      Si vous acceptez de vous lancer sur le marché, si vous capitalisez sur vos ressources qui ont le plus de valeur (l’identité), vous entrez en compétition sur une niche qui n’existe pas encore. Vous ne prenez ainsi la place de personne : vous créez cette place qu’on ne pourra pas vous enlever.
      Je vous propose de lire l’article suivant : L’identité comme richesse naturelle pour vous aider à affirmer votre différence.
      On appelle cela la Stratégie Océan Bleu (Créer de nouveaux espaces stratégiques) et ma particularité est de l’appliquer au domaine artistique.

      Plaisir
      Juste un dernier conseil : il vous faudra déterminer si cette baisse de régime est liée à votre rapport aux arts (Peine à vous exprimer aujourd’hui à travers vos outils, recherche de sens) ou si elle est conditionné par votre situation professionnelle actuelle.

      J’espère vous aider avec ce site!

      Répondre
  16. Bondon

    Merci pour cette réponse, je viens tout juste de répondre à votre questionnaire.
    J’ai remarqué hier un petit témoignage (girafette) qui disait qu’elle avait réussi à éditer en un mois.
    Vous proposez des séances de coaching? Cela a t il un coût?
    Merci pour votre aide.
    Cécile

    Répondre
    • Ange

      Je propose effectivement des services de coaching privé, le site étant en cours de reconstruction les informations ne sont pas encore affichées.
      Je vous contacterai dans la journée pour vous donner de plus amples informations.

      Concernant le questionnaire c’est étrange, je viens de consulter la liste des réponses et je ne trouve pas les vôtres.
      Le formulaire semble pourtant fonctionner sans erreur (je viens de tester). Avez-vous correctement validé vos réponses?

      Répondre
  17. Bondon

    Je vais le renvoyer. Heureusement javais enregistré mes réponses!

    Répondre

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