Se préparer pour Montreuil part. 2 – Le portfolio

Préparer le salon de Montreuilrrraul sur Flickr

Suite à l’article précédent voici un ensemble de points qui, à mes yeux, ont de l’importance pour optimiser vos chances de réussir vos entretiens avec des éditeurs.

Ces conseils ne s’appliqueront peut-être pas à tout le monde. Chacun a sa façon de présenter son travail.
Pourtant, il existe des règles permettant de réaliser un portfolio efficace.

Note : ces conseils ne sont pas tirés d’un programme d’école d’art.
Certains seront peut-être en contradiction avec ce que j’ai vu lors de salons.
Vous trouverez probablement certains d’entre eux discutables (dans le sens « qui valent la peine d’être adaptés à la situation de chacun »). Je les distille de manière assez directe, je ne m’étends pas vraiment sur les justifications, mais l’expérience m’a prouvé qu’ils sont efficaces.


Un portfolio efficace

Il vous faut tout d’abord être conscient du fait que, pour être efficace, votre portfolio doit permettre à votre interlocuteur de connaître votre travail et les perspectives qu’il propose en très peu de temps.
L’attention de cet interlocuteur est très limitée et peut être encore réduite selon le contexte (Montreuil, grand nombre d’illustrateurs à « passer en revue »).
Certains diront qu’elle avoisine les 10-15 minutes, je pense plutôt qu’il s’agit de 3-4 minutes.
Il n’en faut pas plus pour savoir que l’on ne veut pas travailler avec une personne, surtout comme je le disais si l’on parle des rencontres DA de Montreuil : s’il n’est pas intéressé, l’éditeur a déjà en tête l’idée de passer à une autre personne.

Il existe donc deux manières d’augmenter l’efficacité de son portfolio :

  1. sélectionner un ensemble d’images cohérentes et les valoriser (attirer l’attention)
  2. développer des outils pour augmenter (prolonger l’attention)

La sélection des images

  • Vous devez sélectionner un ensemble d’images cohérentes.
  • N’en présentez pas plus de 20.
  • Faites une sélection raisonnable : je pense que ça n’intéressera personne de voir l’évolution de votre travail depuis ces 3 dernières années.
    En tous cas pas sur 5 minutes. Vous n’êtes pas là pour cela.
    Gardez votre espace (parmi les 20) pour vos meilleurs travaux.
    Votre portfolio ne doit pas présenter de progression mais au contraire un style constant, cohérent, affirmé.
  • Votre sélection doit présenter des travaux complémentaires : rythmez votre sélection, présentez des points de vue différents, des images présentant des émotions différentes, des décors
  • Réservez une ou deux pages pour y présenter des croquis
  • Réservez une page pour des recherches personnelles et différentes du reste de la sélection

Avoir plusieurs styles

Avoir plusieurs styles
Dunechaser sur Flickr
Attention, l’image ci-dessus ne contient aucun message caché(!)

Peut-on présenter plusieurs styles dans le même book?

Je dirais oui, mais si cela n’est pas fait correctement ça peut nuire à l’ensemble de votre sélection.
Je ne présenterais pas plus de deux styles dans le même book.
De toute manière, il est peu probable qu’un éditeur soit intéressé par plus de deux styles : ceci est déterminé par vos démarches en amont (bien cibler un éditeur, agencer son portfolio en fonction de ses attentes et de vos propositions).

Un portfolio c’est comme un cv, une correspondance, il s’adapte à son interlocuteur.
On pourrait veiller à ce qu’il soit différent à chaque fois, mais ce serait fastidieux alors vous pouvez vous baser sur 3 ou 4 configurations différentes.
Choisissez donc un portfolio modulable.

Le format

On vient de voir que le portfolio doit être modulable.
Vous vous rendrez compte que beaucoup d’artistes présentent leurs images dans de grands formats, représentées par des reproductions de (très) bonne qualité, à l’intérieur d’un porte-documents joliment décoré.
Pourtant, je vous conseillerais pour ma part de :

  • choisir un format pratique (A4, A3 maximum) : en effet, il sera beaucoup plus facile pour l’éditeur de le consulter, même sur un coin de table. Ceci est d’autant plus pratique si certaines de vos images alternent format horizontal et format vertical.
  • choisir des couleurs neutres. Un portfolio noir, avec des feuillets plastiques (sans spirale si possible, car elles peuvent se déformer).
  • insérez des feuilles noires (fond uni) dans chaque feuillet en plastique
  • placez une seule image par page
  • veillez à ne pas trop alterner les formats verticaux et horizontaux.

J’en reviens à ces portfolios croisés sur bien des salons, très beaux, et que je trouve pourtant peu efficaces.
Bien que très agréables à parcourir, je trouve personnellement que les éléments superflus distraient l’interlocuteur et l’empêchent, lorsqu’il sollicite son imagination, d’associer votre univers aux critères de la maison d’édition qu’il représente.
Vous « vendez » votre travail, pas votre portfolio. N’imaginez pas ce portfolio comme un produit fini.
Je ne dis pas qu’il faut à tout prix respecter ces « règles », mais vous risquez peu de vous tromper si vous jouez la carte de la neutralité.
Neutralité, sobriété. C’est ainsi que vos images pourront pleinement s’exprimer.
Et pour le grand format, à mon avis, oubliez.

Le rythme

Votre portfolio doit être rythmé.
Comme un film ou une bande-dessinée, il est important que vous aménagiez une « trame » tout au long de votre présentation pour maintenir l’attention de votre interlocuteur au maximum.

Son attention étant limitée dans le temps, certains diront qu’il vaut mieux placer vos meilleures images en début de book.
Je pense pour ma part que si vous faites cela vous risquez de déséquilibrer votre sélection.
Rythmez votre book de manière régulière.

Le schéma ci-dessous pourra vous donner une illustration de cette idée que je propose.
Vous noterez que je pars du principe que l’attention chute inévitablement.
Mieux vaut considérer ce contexte-là afin de veiller à optimiser le moindre élement de votre portfolio.
(C’est d’ailleurs ce que j’essaie de faire lorsque je rédige un article, en aménageant des espaces de « repos » grâce à l’insertion d’images ou en soulignant certains mots en « gras »)

Un portfolio classique
Un portfolio classique

Un portfolio rythmé

Un portfolio rythmé

Astuce :
Une technique qui a beaucoup d’effet sur moi lorsque je consulte le portfolio de quelqu’un : le fait de mettre en valeur le regard d’un personnage sur un plan rapproché. J’ai déjà tenté de placer l’image d’un de mes personnages regardant le lecteur droit dans les yeux (regard profond), et ça a très bien fonctionné.
Inconsciemment, un regard a un impact important. Vous l’utiliserez si ça vous semble approprié à votre travail.

Préparation de l’entretien

Soyez vous-même. N’essayez pas d’impressionner qui que ce soit. Ayez toujours un minimum de lucidité pour vous rendre compte du moment où l’éditeur a fait son opinion sur vous et votre travail.
Vous devriez être capable de sentir cela : vous savez, ce moment où l’on se rend compte qu’il prépare sa réponse négative.
« C’est intéressant mais… comment dire… « .

Si vous sentez cela, acceptez-le mais profitez-en pour poser toutes les questions importantes pour vous permettre d’évoluer.
En quoi votre travail l’a-t-il intéressé? En quoi l’a-t-il laissé indifférent?

Si au contraire sa réponse se dirige vers le positif, pensez déjà : « Quand allons-nous nous revoir? » « Concrètement, quelle est la suite à donner à cet entretien? » « Dans quelles proportions cet éditeur a-t-il l’habitude de donner des réponses positives qui restent sans suite?« 
De manière subtile, essayez de tester son engagement.

Faites avec vos moyens : si vous passez votre entretien en fin de journée (fatigue nerveuse), vous pouvez oublier la subtilité car c’est un exercice bien trop difficile en état de fatigue.

Faites comme moi (ouh, prétentieux) : « Je suis déjà content de voir que mon travail vous plait, mais je ne sais pas si cela engage à quelque chose de concret?
Quelle est la probabilité que nous travaillions réellement ensemble?
« 
C’est la réponse à cette question qui vous intéresse? N’y allez pas par quatre chemins, soyez direct. N’oubliez pas le sourire. Pour moi ça a marché.

Votre attitude pendant l’entretien

Un dernier point qui me semble assez important.
Retenez-le.
Imprimez-le.
Affichez-le sur votre réfrigérateur.
Pensez-y nuit et jour mais ne faillissez pas à cette règle.

Ne parlez pas tant qu’on ne vous l’a pas demandé

Attention, je ne dis pas que vous devez vous taire et être simplement à disposition.
Mais un entretien se déroule (pour les plus chanceux) en quatre parties :

  1. Présentation – les deux parties discutent
  2. Découverte – Réflexion – Mise en situation : concerne l’éditeur qui fait un effort d’imagination pour découvrir votre travail et tenter de l’associer à son catalogue. Si vous voulez le déconcentrer, parlez de votre parcours et du pourquoi de chaque image, à chaque fois qu’il tourne une page. Vous brûlerez toutes vos chances de réussite et ne ferez que le pousser à mettre fin à l’entretien. Vous aimez votre travail, vous êtes passionné, c’est bien. Mais ça vous joue des tours. Soyez patient. Et taisez-vous :)
  3. Si votre travail a intéressé l’éditeur, il posera toutes les questions qu’il considère importantes de lui-même. Vous pourrez enfin parler librement, faire part de vos envies, de vos convictions, votre parcours, des conditions de travail auxquelles vous aspirez.
    S’il n’est pas intéressé, c’est ici qu’il mettra fin à l’entretien. A moins qu’il ne soit très poli.
  4. Dernière phase, mise au point sur la suite à donner à cet entretien

fin de la deuxième partie

De manière générale faites preuve d’assurance, de patience, soyez pertinent et tout se passera bien.
Je le répète : vos objectifs sont d’obtenir une réponse positive ou de savoir en quoi votre travail ne peut encore être considéré comme abouti.
Si vous remplissez l’un de ces deux objectifs vous pourrez être satisfait de vous et vous aurez des atouts supplémentaires pour avancer sur votre chemin.

Je crois que je n’ai plus grand chose à vous « apprendre » à ce sujet.
Si vous pensez à certains sujets que vous aimeriez que je développe, n’hésitez pas à me le signaler dans les commentaires.

Bonne chance à tous!

Ça pourrait intéresser vos amis, partagez!

Créativité Posté le 29 octobre 2008 par Ange

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20 commentaires pour “Se préparer pour Montreuil part. 2 – Le portfolio”

  1. Bonsoir Ange !

    Merci pour cet article, qui est comme souvent très intéressant :)
    J’ai une réflexion qui porte sur la modularité du book, qui selon toi devrait s’adapter à chaque éditeur. Cela me parait difficile pour deux raisons : A Montreuil, je me vois mal enlever/ajouter des pages, modifier l’ordre dans la salle d’attente. Ensuite, si notre book est vraiment construit de façon à mettre en valeur notre style graphique (construit, installé, qui a mûri) on ne peut le modifier sans risquer de tout gâcher ! Pour moi l echoix de chaque illustration qui compose un book a été réfléchi, chacune y a sa place. Si je décide de ne pas en mettre une, ou au contraire que certaines (voir toutes) sont indispensables, je ne peux changer quoi que ce soit sans avoir l’impression d’avoir fait une Onnerie (pas de gros mots sur ce site hein ! ;) )
    Non ?

  2. Excellente synthese comme d’habitude…

    En lisant « Ne parlez pas tant qu’on ne vous l’a pas demandé »,
    ça m’a fait sourire en pensant à une illustratrice qui parle plus vite qu’une mitraillette. Heureusement sa timidité la bloque …parfois. :-D

    Sinon que repondre à un DA qui te sort froidement :
    « ma fille de 5 ans dessine mieux que vous »
    ou
    « c’est vraiment trop amateur ».

    Bonne nuit !

  3. J’aime beaucoup cet article, si je l’avais eu à mon premier salon !!! Merci Ange.

  4. Bonjour,

    Girafette > Je comprends ta réflexion.
    Déjà il faut bien imaginer que démarcher à Montreuil (comme tu le sais déjà) est exceptionnel : il est très rare d’avoir à rencontrer plusieurs éditeurs, de manière successive, tout au long de l’année. Le problème pratique ne se pose habituellement pas.

    Ensuite, même si le choix des images a été réfléchi, il devient évident que tu ne peux présenter ton travail de la même manière pour la presse ou l’édition. Il te faudrait au moins la possibilité d’intervertir les pages.

    Enfin, si je « préconise » un book format A4 / A3 max c’est aussi pour le faible encombrement et la possibilité d’en avoir, éventuellement, deux dans ta pochette/ton sac.

    Il faut contourner l’obstacle avec des solutions pratiques, mais avoir un book modulable est nécessaire, je le pense vraiment.

    ______________________

    Pierrick > Merci pour le compliment.
    Concernant la réponse à l’éditeur, ça dépend de l’humeur.
    Je pense que mon penchant naturel irait vers l’humour incisif.

    Etant donné que ces critiques ne semblent pas constructives, et que cette personne ne semble pas du tout ouverte à l’argumentation, je crois que je m’amuserais à lui demander (en jouant les ingénus) « oui mais pourquoi? » « ah d’accord… mais… pourquoi? ».
    Pendant une bonne vingtaine de minutes. Voire plus si ça me divertit.
    Je le ferais parler en boucle, m’amusant de sa prétention. Jusqu’à le fatiguer nerveusement, lui qui pense détenir la vérité.
    Puis je porterais un coup (verbal) pour le ramener au niveau qui lui correspond (les pieds sur terre?).

    Par contre, si des remarques aussi dures viennent d’un professionnel qui me démontre en quelques secondes la pertinence de ses propos et qu’il me prouve ainsi que je suis dans l’erreur complète, je me tais j’écoute et j’apprends. C’est aussi ainsi que l’on avance.
    Et je reviens l’année d’après pour montrer que je suis encore meilleur.

    J’aime les gens qui sont durs mais qui peuvent argumenter.

    ______________________

    Ezra > Sans parler de la qualité (qu’elle soit bonne ou mauvaise) de mon texte, je crois que j’aurais aussi aimé lire un article moins conventionnel que ce que j’ai pu trouver « à l’époque ». C’est en tous cas ce que j’ai essayé de développer.

  5. merci ! vraiment très utile cet article

  6. Hmmm…l’équippe ancienne…. j
    Mais tout d’abord je suis contente de te lire á nouveau!
    J’attends encore le moment de pouvoir utiliser ces infos utiles. Je n’ai pas la possibilité y aller, chez nous cette forme du rencontre n’existe pas dans le cadre d’un salon, seulement si t’on invite. J’admire toujours le monde de l’édition en France; on vous donne beaucoup de possibilités, je pense. Mais je parle toujours des différences… MERCI ANGE!

  7. Ange, tu dis: « Pendant une bonne vingtaine de minutes.
    Voire plus si ça me divertit. »

    Tu oublies seulement que ce n’est pas toi qui décide du timing…mais le DA. :)

  8. PS/ peux tu passer ton blog à l’heure d’hiver ?

  9. Gwendoulash > tant mieux ;)

    Ojni > lorsque tu auras l’occasion de mettre ces conseils en pratique, tu nous tiendras au courant?

    P > Non je n’oublie pas, mais si quelqu’un me manque de respect je ne vois pas pourquoi je partirais sans avoir ma petite « vengeance ». Si je souhaite rester 20min, je le fais.
    Je vois mal un DA appeler la sécurité pour virer un illustrateur qui serait « trop » en demande de conseils.
    La seule chose qui pourrait me faire sortir plus tôt : penser que d’autres illustrateurs attendent leur tour derrière moi et que je ne veux en aucun cas empiéter sur leur temps de passage.

    Et pour l’heure d’hiver, je pourrais.

  10. Pour l’heure d’hiver, tu pourras la changer…avant le printemps ? merci :)

  11. Pierrick > Ah, Pierrick…. commentaires inutiles, je le ferai quand bon me semblera. Oublie le « merci », le jour où je le ferai ce ne sera pas pour toi.
    J’allais oublier le smiley :  » :) « 

  12. Mais Ange, il faut t’arrêter là… Tout est tellement limpide dans ce que tu écris que j’ai envie de me faire un portfolio et de me précipiter à Montreuil alors que je ne suis pas illustratrice!
    Merci pour tous ces passionnants articles que tu nous concoctes.

  13. Bonjour Ange,
    J’ai découvert ton blog par un heureux hasard, et je suis agréablement surprise par ta générosité. J’ai loin d’avoir encore tout lu…et je vais prendre le temps puisque c’est une lecture très nourrissante!!!
    Je vais aller à Montreuil cette année et j’espère pouvoir montrer mon travail d’autodidacte. je suis en train de créer mon book et tes conseils sont précieux. On m’a prévenu que les entretiens étaient un peu robotisés, à la chaîne et qu’il ne fallait pas que je m’illusionne….Mais je ne veux pas y aller les mains vides, alors je me prépare.
    Au plaisir de te relire;
    Mira

  14. Bonjour mira,
    et bienvenue!

    Je suis très heureux que les articles puissent t’être utiles.
    Concernant Montreuil, il n’y a pas de quoi s’inquiéter. Ce n’est qu’une étape parmi tant d’autres pour te permettre d’atteindre ton objectif.

    Si tes objectifs sont clairement définis et que tu te tiens aux deux “règles” définies en fin d’article, et ce quelle que soit l’issue de ton entretien, tu auras fait un pas de plus vers la réussite.
    Comme tu le dis si bien, il suffit de “se préparer”.

    En espérant que tout se passe comme tu le souhaites :)

  15. Merci, c’est vraiment très intéressant et très bien présenté!
    Comment varier le « rythme »… Je pensais mettre une dizaine d’originaux, et alterner avec des croquis? ou des illustrations imprimées en petit, comme un échantillon ?

  16. Un petit trésor cet article !
    Merci de partager tes expériences et de nous nourrir de tes conseils.
    Je vais présenter pour la première fois mon book cette année.
    Sans prétention, juste pour avoir un regard de professionnels et des critiques constructives pour évoluer dans cet univers qui me passionne, tout ça en essayant de bien suivre tes conseils ;)

  17. Comme bien d’autres je te remercie de ce partage et de ta générosité.
    Je me pose encore une question concernant le book :
    Comment présenter des projets édités ou en cours d’édition ?
    Je n’ai que 2 albums a mon actif mais j’aimerais les utiliser pour montrer aux éditeurs que je peux garder le rythme/la qualité sur tout un livre.
    Est-ce judicieux ? Faut-il avoir l’album sous le bras ? Imprimer toutes les illustrations (en mosaique par exemple) ?

  18. Merci pour ces précieux conseils!

  19. Merci beaucoup, j’en reviens et les conseils ont été utiles !

  20. Bonjour à tous,

    c’est étrange, je n’ai pas été notifié de tous ces nouveaux commentaires.
    Désolé si mes réponses interviennent un peu tard, « après » les rendez-vous.

    Agnès
    Comment varier le “rythme”… Je pensais mettre une dizaine d’originaux, et alterner avec des croquis? ou des illustrations imprimées en petit, comme un échantillon ?
    Le rythme est déterminé par l’ensemble de ton travail, dont tu extraits des pièces fortes (en composition, en intérêt/telle une publication importante, en couleurs).
    Il est nécessaire que les meilleures parties de ton travail se situent dans les premières pages, cependant certaines pièces doivent être conservées pour éveiller l’attention du lecteur toutes les 3-4 pages(?).
    Ce rythme varie en fonction de la longueur de ton portfolio, du temps estimé pour le rendez-vous, de ta manière de découper ton travail en sections et catégories.

    Berthelet
    J’espère que ces conseils auront été utiles.
    Sans prétention, mais avec ambition : ça pourrait être un sous-titre intéressant pour artistezen.fr :)
    N’hésite pas à nous donner des retours sur cette première expérience.

    lybiz
    Comment présenter des projets édités ou en cours d’édition ?
    Je n’ai que 2 albums a mon actif mais j’aimerais les utiliser pour montrer aux éditeurs que je peux garder le rythme/la qualité sur tout un livre.
    Est-ce judicieux ? Faut-il avoir l’album sous le bras ? Imprimer toutes les illustrations (en mosaique par exemple) ?

    L’intérêt d’une publication dans un book, pour un illustrateur, réside dans sa qualité à mener un projet du début jusqu’à la fin.
    Ceci consiste à : savoir lire un texte, en retirer des éléments essentiels, les valoriser, savoir travailler sous certaines conditions (délais, fabrication), savoir communiquer avec des partenaires (éditeur, auteur, maquettiste parfois, etc), et accompagner le projet par la suite.
    Un éditeur recherche un partenaire de confiance, compétent et avec qui il est facile de communiquer pour le bien du projet.

    Il faut donc que le book démontre en quelques pages ces compétences.
    En ce sens, peut-être qu’un synopsis + recherches préparatoires + couverture + deux ou trois pages avec texte max + quelques photos de l’album imprimé suffisent.
    Ces images ne doivent pas s’étaler dans ton book.
    Juste assez pour faire son effet, mais pas plus.
    Avoir un exemplaire dans ton sac peut être utile, à condition qu’on te le demande.

    Lu’
    Je t’en prie!

    Hulot
    Je suis ravi de le savoir, merci pour le retour!

Qu'en pensez-vous?

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