Le profil-type de l’illustrateur débutant

Une histoire ordinaire

J’ai tenté de regrouper un maximum des informations contenues dans vos réponses précédentes, afin d’en extraire un profil type.
Je me suis demandé, si vous n’étiez qu’une seule personne, à quoi ressemblerait votre vie et comment je pourrais vous aider de mon mieux.

Il est évidemment difficile d’établir des généralités à partir d’un échantillon aussi restreint, pourtant de nombreux traits communs se dessinent et m’ont permis d’aboutir à la petite histoire suivante.

Elle

Le profil type du lecteur d’ArtisteZen – Une histoire ordinaire

Le lecteur d’ArtisteZen est tout d’abord une jeune femme, âgée entre 23 et 27 ans.
Elle est assez rêveuse, et sincèrement idéaliste.
Elle est profondément passionnée par l’illustration et rêverait d’en faire son métier à temps plein.
Actuellement elle essaie de joindre les deux bouts en exerçant des emplois qui ne la satisfont que trop peu.

Les journées passent

Ce qu’elle redoute le plus? Que rien ne change et qu’elle soit contrainte de continuer à faire de petits boulots à droite à gauche.
Lorsqu’elle ne travaille pas par intérim, elle a un emploi plus ‘stable’ (souvent dans l’administration) dans lequel elle semble s’ennuyer.
Elle a peur d’être contrainte un jour de ne plus dessiner du tout.

Ses journées sont longues, car elle rejoint sa table à dessin le soir en rentrant du travail et se couche rarement avant minuit.
Parfois, elle est maman et a du mal à trouver du temps pour elle. Pour elle toute seule. Il peut lui arriver de se sentir un peu coupable d’avoir ce sentiment.
Mais quand elle dit qu’elle travaille, son entourage ne donne que rarement d’importance à ses mots.

Elle le regrette beaucoup. Il peut lui arriver de ne pas se sentir suffisamment soutenue.

Peut-être ont-ils raison?

Qu’elle soit autodidacte ou jeune diplômée, elle souffre d’un manque de confiance en elle.
Elle est sensible, un peu déboussolée, se demande par quel bout aborder ce métier qu’elle rêve d’exercer au quotidien.
Son manque de confiance est entretenu par le peu de retours qu’elle obtient de la part des éditeurs.

Pourtant, ses amis sont très enthousiastes et adorent ses dessins.
Sa famille, cependant, a tendance à voir cette activité d’un mauvais oeil (« Peut-être serait-il temps de trouver un véritable emploi? A ton âge il faut se poser tu sais… »).

Elle en souffre et a du mal à évaluer la qualité de son travail. A-t-elle raison de persévérer? Comment savoir ce qu’attendent les éditeurs, comment évaluer la qualité artistique de ses propres projets?

Isolée

Lorsqu’elle cherche à rejoindre des groupes d’illustateurs, elle en trouve finalement peu et se sent isolée.
Elle aimerait apprendre à développer son réseau sur le net.

Si elle a déjà été publiée, elle l’a été à moins de trois reprises lors de ces dernières années. Elle pensait que ça rendrait les choses plus faciles, mais non. Elle arpente les salons, rencontre les éditeurs, investit une partie de ses économies pour avoir un book/portfolio de qualité et joli à regarder. Elle prend le train pour rejoindre sa province, et brûle ainsi une partie de ses économies.
Résultat : aucun (ou presque) contrat ni retour. C’est ça le plus dur pour elle… pas de retour.

Elle est fatiguée d’entendre : « On va garder des copies de votre book et on vous recontactera si on a un projet qui vous correspond ».
Jusqu’à récemment elle pensait encore avancer doucement, mais elle doute aujourd’hui et se demande si malheureusement elle ne fait pas du sur-place.

Son désir d’indépendance

Elle a souvent pensé créer sa propre activité, vendre des cartes postales ou des peluches (les autres le font bien), mais la tâche lui semble insurmontable.
Quel statut choisir? Comment trouver des clients? Que valent ses créations (prix)?

Elle n’a aucune connaissance en marketing car elle pense que c’est incompatible avec la passion qui l’anime concernant l’illustration pour enfants. « Le marketing? C’est vendre à tout prix quelque chose à des gens qui n’en ont pas besoin ».
Pourtant, elle sait qu’il lui manque quelque chose pour réussir.

Malgré tout, elle a un désir profond de réussir et s’investit autant qu’elle le peut, quand elle le peut.

Apprendre pour avancer

Ce qu’elle recherche sur Artistezen.fr, c’est juste un petit coup de pouce, quelques conseils pour :

  • apprendre à valoriser son travail
  • retrouver confiance en elle-même
  • comment vendre son travail sans ‘vendre son âme’
  • comment négocier avec un éditeur (la confrontation semble lui faire peur)

Une histoire ordinaire

Peut-être vous reconnaîtrez-vous dans ce portrait, peut-être pas.
En tous cas, cette petite histoire est fidèle aux témoignages que j’ai reçus.
J’ai désormais une image assez claire de cette personne et je vais essayer de l’aider autant que possible, comme s’il s’agissait d’une de mes amies.

Voilà donc ce qui se profile sur Artistezen.fr

Réagissez

Si vous avez des idées et des thèmes à ajouter à cette longue liste, des commentaires à apporter, n’hésitez pas à participer.

Et surtout, vous êtes vous reconnue dans ce portrait?

Crédits : Queen of the Universe

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{ 8 commentaires } Participez à la discussion!

  1. Allison

    C’est tout à fait ça à quelques détails près! Ce profil me colle à la peau, du coup je vais voir les conseils de ce pas!
    Merci! ^^

    Répondre
    • Ange

      Je te souhaite la bienvenue sur le site, Allison :)

      Répondre
  2. véro'.

    Heureuse de lire cet article qui définie plutôt bien le profil de l’illustratrice. En tout cas, je peux dire que je suis passée par cette longue étape de manque de confiance, de la difficulté par la famille de reconnaître cette activité comme un métier,….. mais petit à petit,
    j’ai laissé ma peur et mon manque de confiance en moi de côté: c’est grâce à quelques personnes qui ont cru en mon travail qui m’ont donné la force de continuer. Maintenant, je suis très contente de vivre de mon métier depuis presque deux années. Je sais que parfois des moments creux suivront des moment over-booké, mais je pense qu’il faut le prendre positivement. Les périodes creuses permettent de lire, d’aller au cinéma, de partir sur des choses plus persos, bref, permettent de se renouveler, et de repartir reboosté pour affronter la prochaine vague! ^ ^
    Merci encore,

    biz xxx véro’.

    Répondre
    • Ange

      Savoir profiter des périodes creuses est essentiel, je suis d’accord.

      Répondre
  3. ToctocBinok

    Bien vu, et criant de vérité, malheureusement :(
    Merci pour ce portrait, je me sens moins seule.

    Répondre
    • Ange

      Tu es loin d’être seule, mais je ne sais pas si c’est vraiment rassurant.
      L’important est de prendre des dispositions pour ça change :)

      Répondre
  4. Duriez Choquet

    je suis artiste plasticienne , j’ai 53 ans; et lorsque j’expose mon travail on me demande pourquoi je ne fait pas de l’illustration . c’est pour cela que je suis arrivée « chez vous « .
    je suis en plein « BLOuz » et suis prostrée chez moi, peur d’aller vers …..
    pour prendre contact.

    Répondre
    • Ange

      J’espère que vous trouverez des solutions pour sortir de cette période, que ce soit grâce aux conseils sur Artistezen.fr ou ailleurs.
      Un bon départ serait peut-être de prendre du recul avec tout ça et de vous aérer l’esprit, on ne fait pas grand choses lorsqu’on a les idées noires.

      Accrochez-vous!

      Répondre

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