Résolutions, renouveau, et quelques considérations sur notre métier

Bonne année 2009! Il me faut encore créer une carte de voeux je suis toujours en retard pour ça..
Bonjour à tous,
tout d’abord je vous souhaite une très bonne année 2009.
Qu’elle vous apporte santé, bonheur et réussite.
Pour ma part, cette nouvelle année s’annonce comme l’année du changement.
Mon intuition me dit que beaucoup de choses vont évoluer dans ma vie professionnelle et personnelle.
Voici un article pour vous faire part des évolutions à venir concernant Artistezen.fr, la nouvelle orientation du site ainsi que quelques notes plus personnelles.
On va un peu parler des résolutions pour l’année 2009, et notamment faire voler en éclats quelques tabous que les artistes portent comme un poids inutile.
Tenir un journal
S’il est une chose que j’ai bien apprise : ne pas attendre de passer d’une année à l’autre pour faire un bilan.
Que de temps perdu pour se rendre compte qu’on est finalement passé à côté de nos résolutions.
Steve Pavlina parle de l’exercice de tenir un journal (Journaling as a problem solving tool -- en anglais) qui permettrait de tout lister, de coucher ses pensées sur papier et de trouver ainsi des solutions de manière efficace.
[Au passage, si vous comprenez l'anglais et ne connaissez pas Steve Pavlina, je vous conseille ses longs et intrusctifs articles sur le développement personnel].
Pour en revenir au journal, je trouve effectivement très efficace le fait d’écrire les choses. Sinon, j’ai tendance à oublier, ou bien mélanger.
Par contre, je ne suis pas assez discipliné pour tenir un journal, le nourrir quotidiennement, et m’y tenir.
Je dois avoir 4 ou 5 cahiers entamés, les premières pages listant tout un tas de projets, résolutions.
Je blogue donc, je pourrai toujours relire cet article pour évaluer l’avancée dans mes projets.
Des résolutions, un état d’esprit, une ligne directrice

neloqua sur Flickr
On a souvent parlé ici de la manière dont peuvent être définis des objectifs.
Choisir un objectif haut placé et se donner les moyens de s’en rapprocher permet d’atteindre des résultats satisfaisants.
Cependant, choisir un objectif trop éloigné entraîne souvent déceptions, désillusions, baisse de la motivation.
Il reste toujours délicat de définir des résolutions car nous nous concentrons souvent sur le résultat, en oubliant les actions qui nous permettront de l’atteindre et les conséquences espérées d’un succès.
Veillez à toujours traduire vos résolutions en actions
- je souhaite me remettre en forme -> il me faut courir 15min trois fois par semaine
- je souhaite apprendre une langue -> je dois chercher une méthode d’apprentissage, faire le point sur ces différente méthodes (livres, audio, professeur particulier), définir des palliers pour noter mes progrès
- etc…
Le résultat espéré traduit en conséquences
- Le fait d’être en forme me permettra d’être mieux dans mon corps, dans ma tête, avec les miens
- Le fait de connaître une langue supplémentaire me permettra de mieux connaître un pays et d’échanger avec ses habitants de manière plus naturelle et authentique
- etc…
Un état d’esprit
Voici quelques mots qui résument mon état d’esprit pour 2009 :
Energie, volonté, dynamisme, initiative, partage, motivation.
Il est souvent difficile de réfléchir à des qualités que l’on aimerait voir appliquées à soi-même.
J’ai donc simplement fait la liste de 10 personnes dont j’apprécie le travail et la personnalité.
J’ai fait la liste des mots que ces personnes m’inspirent, leurs traits de caractères qui me séduisent le plus.
Ces qualités font de ces personnes des modèles inspirants, attractifs, influents, auprès desquels on se sent chaque jour enrichi spirituellement.
Enfin, je suis certain que ces personnes sont épanouies du fait d’agir de manière naturelle, en ayant un tel impact positif auprès des gens qui les entourent.
Ces personnes rayonnent.
Je serais ravi d’arriver à un tel degré d’épanouissement et de réalisation.
Voici donc, encore une fois, la liste des mots qui me guideront en 2009 :
Energie, volonté, dynamisme, initiative, partage, motivation
Je développerai un peu mes résolutions plus loin dans l’article.
Artistezen
Venons-en à ce qui vous intéresse peut-être un peu plus.
Certains se posent probablement la question :
Le site Artistezen.fr va-t-il fermer ses portes?
Non. J’avoue n’avoir que très rarement mis ce site à jour ces derniers temps mais il n’en sera pas toujours ainsi.
(A ce propos, n’oubliez pas de vous abonner, c’est toujours mieux pour être tenu au courant des mises à jour).
Je compte bien développer certaines idées et alimenter ce site comme je l’ai fait l’année dernière.
Cependant, je vais légèrement changer de sujet principal.
Mes précédents articles se sont volontiers tournés vers l’illustration jeunesse, mais je souhaite désormais ouvrir ces idées vers le monde de l’entreprise.
Parlons de challenge, d’une envie de ne pas me laisser berner et enliser dans les côtés les plus négatifs de ma profession d’illustrateur/auteur.
Les pieds dans le plat

nickwheeleroz sur Flickr
Je trouve personnellement que notre profession n’avance pas à cause d’un tabou persistant autour de : l’argent.
Je trouve inconcevable que les choses évoluent si peu.
Entre ceux qui veulent travailler gratuitement parce que c’est leur rêve et les éditeurs qui utilisent cela avec délice, je pense que les artistes perdent plus de temps à démarcher et à essayer de convaincre qu’ils peuvent faire « mieux que les autres, mais moins cher » qu’à créer.
Alors hop, quelques tabous que je balance par la fenêtre.
- La concurrence et la rémunération
Ah, il ne faut pas parler de concurrence entre artistes.
Pourtant, elle est réelle.Personnellement, j’adore la compétition (Je vous vois grimacer).
J’aime penser que le monde est un vaste terrain de compétition, dans lequel je ne suis qu’un challenger qui s’extasie devant le travail de ses concurrents et qui travaille de son mieux pour se faire une petite place, quelque part. Au public de choisir, ensuite.La concurrence, la compétition, je ne comprends pas que ces mots soient toujours compris dans leur plus mauvais sens. Je veux m’inspirer de ceux que j’admire, trouver ma voie, et avancer le plus loin possible.
Je veux aussi que cette évolution me permette, à force de travail, de prétendre à une meilleure rémunération : une rémunération qui soit le reflet direct de mon investissement et de la qualité de mon travail.Que vous le vouliez ou non, vous jouez le jeu de la concurrence :
- vous faites évoluer la qualité de vos services
- vous démarchez
- vous augmentez la liste de vos clients
- vous investissez
Si c’est pour ensuite fermer les portes à toute rémunération (cadenassée par ces tabous, l’argent en particulier) je trouve l’initiative peu cohérente.
En tant qu’artistes, sur un marché, vous avez simplement deux alternatives :- vous aimez ce que vous faites mais vous ne considérez pas la rémunération comme une notion prioritaire : très bien, vous être alors amateur et n’avez pas le droit ensuite de critiquer les tarifs et le manque de reconnaissance.
La situation que nous connaissons actuellement est le résultat de la présence d’amateurs et de professionnels sur le même marché, et le manque de distinction entre les uns et les autres de la part des éditeurs.
De plus grandes différences de tarifs pourraient être une manière de permettre aux amateurs et aux professionnels de coexister sur ce secteur.
En l’état actuel, cette situation a simplement pour conséquence de tirer les tarifs vers le bas.
Qui en profite? (Réponse simple : tout le monde sauf vous).
- vous envisagez votre activité comme une entreprise : si vous vous laissez enfermer derrière ce tabou autour de l’argent, vous prenez de gros risques quant à la pérennité de votre activité.
Une entreprise gérée ainsi est contrainte à mettre la clef sous la porte rapidement.
Je pense donc qu’il est nécessaire pour un artiste de réintégrer la notion de rémunération (financière, ou avantages) comme une composante essentielle de sa profession.
[Vous noterez que cela est une évidence pour toute autre profession]Le problème
Tout le monde fait la course aux compétences, les amateurs concurrencent les professionels, mais personne ne valorise efficacement ces compétences.
Résultat : le travail d’un artiste n’est reconnu par personne.
Pas financièrement, en tous cas.Faites-moi plaisir, arrêtez enfin de vous cacher derrière des tabous qui n’ont aucune raison d’être :
l’argent n’est pas un vice, c’est l’utilisation que vous en faites qui peut l’être.
La compétition, la concurrence, ne sont pas des notions négatives. Seul le contexte et la manière de l’envisager peuvent l’être.
Développez des compétences, valorisez-les et monnayez-les. C’est simplement essentiel pour revaloriser le travail que vous effectuez chaque jour, et contribuer à la bonne santé de toute une profession.- La beauté de l’Art
La beauté de l’Art, les rêves des uns et des autres, etc…
La beauté de l’Art et le respect de nos principes et passions ne doivent jamais être opposés au désir de chacun d’augmenter ses revenus.
Le simple fait de l’envisager ainsi fait reculer les conditions de travail de notre profession.
Je trouve incroyable que les premières personnes à jeter la pierre aux artistes qui parlent d’argent sont souvent artistes eux-mêmes.
Souvent même ceux qui se plaignent des tarifs de la profession.Je reste persuadé d’une chose : plus mes confrères gagneront d’argent en pratiquant la même profession que la mienne, plus j’aurai de facilité à le faire à mon tour.Au niveau conséquences, ça pourrait par exemple me permettre de travailler sur certains projets plus longtemps, et de proposer des albums encore plus mûrs, réfléchis, travaillés.
Plus vous serez payés, meilleurs seront les albums que liront vos enfants. Si l’augmentation est perçue comme une gratification dans toute profession, pourquoi chez nous ne faut-il surtout pas gagner d’argent sous peine d’être taxé de matérialisme?Travailler plus, investir plus, fournir du travail de qualité toujours meilleure pour…. gagner moins?
Où est la logique? Qui récupère la valeur ajoutée de vos services?
Je n’ai aucun tabou concernant l’argent : si j’en gagne plus tout en étant en accord avec mes principes, je pourrai aider mes proches de manière plus efficace.Je suis POUR la négociation, POUR la valorisation, POUR la compétition.
Surtout qu’en tant qu’artistes il y a du travail pour tout le monde [Lien important].
Si la passion qui anime un artiste est importante, la satisfaction de subvenir à ses besoins grâce à son travail est primordiale.
J’espère que je vous aurai convaincus de la nécessité de jeter le tabou de l’argent par la fenêtre.
Artistezen, du changement

-Teddy sur FlickrJ’aime écrire et illustrer des livres pour enfants.
Ca me passionne, ça me réveille la nuit, ça trotte dans ma tête au petit-déjeuner.Mais j’aime aussi peindre, j’aime partager quelques connaissances avec passion, et je suis animé par beaucoup d’autres choses.
Je pense que j’ai parfois limité mes propos ici par peur de froisser la communauté professionnelle qui m’entoure (artistes, éditeurs, etc…).
Ceci va changer en 2009, je vais m’exprimer plus librement. J’ai déjà bien mis les pieds dans le plat au-dessus, et je continuerai si nécessaire.J’ai essayé de démontrer un certain nombre de fois qu’il était important pour moi d’aider les personnes avec les moyens que j’ai à ma disposition, je pense que ce n’est plus à prouver.
J’ai aussi tenter de partager ma passion pour ce métier, qui surpasse toute autre raison de faire ce que je fais (les raisons matérielles).
Maintenant, mon honnêteté n’est plus à prouver.Pourquoi autant de précautions?
Parce qu’Artistezen va évoluer. Je souhaite que cet espace se rapproche du monde de l’entrepreneuriat.
Ce site va prendre des allures de développement d’activité, création d’entreprise appliquée à mon activité d’artiste.Entreprendre
L’esprit d’entreprise, le désir d’évoluer, de faire grandir une activité, de la diversifier, de la confronter à la compétition (et d’être dans l’obligation d’améliorer ses services), de la faire prospérer et la transmettre à ses héritiers, je trouve cela très constructif.
Je crois que c’est une chose utile pour qui veut avancer et mesurer ses progrès.Si certains voient encore dans le mot compétition le fait d’écraser les autres je crois que vous ne me connaissez pas encore assez bien.
La compétition est constructive pour moi car elle pousse à se dépasser. A aller de l’avant.Voici donc quelques mots que vous pourrez lire plus souvent ici : compétition. stratégie. marketing. innovation. business plan. développement personnel et professionnel.
J’espère faire évoluer mes idées dans un sens qui donneront à ma communauté plus d’indépendance financière (lire La dépendance aux éditeurs).
Je souhaite trouver des solutions innovantes.J’utiliserai ce site pour y noter des idées, les partager et pourquoi pas les faire évoluer ensemble.
Par contre je préviens tout de suite que ce site n’a pas pour vocation de donner des solutions toutes faites à mes visiteurs.
Je ne perdrai pas mon temps à justifier mes propres idées, et si vous venez pour des solutions clés en mains (avec sav) ce site n’est pas celui qu’il vous faut.Je lance des pistes, à chacun de les faire évoluer avec ses propres idées, sa propre expérience.
Je ne veux pas que mes idées se limitent à mes propres réflexions.
Cela parait étrange comme ‘mise en garde’, mais il est préférable de le faire maintenant.Note : Autre chose, les articles longs seront parfois remplacés par des articles plus courts, plus spontanés.
Mes résolutions, mon année 2009

Haags Uitburo sur Flickr- Pour cette année 2009, je profiterai de chaque jour. Plus que jamais.
Je me mettrai en danger, apprendrai des choses sur le monde et irai à la rencontre des lieux et des gens.
Cette année sera incroyablement belle, ou bien catastrophique. Mais elle ne ressemblera à aucune autre. - Mon entreprise?
Je ne créérai pas réellement d’entreprise mais j’aimerais désormais changer d’activité et augmenter mes chances de rencontrer des gens inspirants et talentueux.
Voici quelques questions auxquelles j’aimerais trouver mes propres réponses :
Est-il possible pour un artiste ‘seul’ d’étendre son activité dans le monde, de la promouvoir efficacement, d’agrandir sa communauté et de s’enrichir d’échanges et en combien de temps.
Quelles sont les techniques qui peuvent être développées en ce sens?
Je suis totalement satisfait de ma vie actuelle, mais ce challenge m’appelle. - Les réseaux communautaires
Je souhaite en 2009 aller à la rencontre de beaucoup de personnes.
Je souhaite faire une liste de personnes a priori injoignables (de grands noms, artistes talentueux, designers, stylistes, etc) et faire mon possible pour les rencontrer et apprendre le plus de choses possibles. - La langue anglaise
Je tenterai d’étendre mon activité de freelance en communiquant de manière plus intense en anglais par le biais de réseaux sociaux.
Je souhaite travailler de manière plus active avec les Usa, l’Angleterre et le Canada. - Le Japon
Je souhaite créer une activité au Japon, et repartir vivre là-bas quelques mois/années.
Pour commencer, je chercherai des solutions pour intégrer dans un premier temps une entreprise au Japon dans un secteur qui me plait, à laquelle je pourrai apporter mes compétences et mon enthousiasme. - Côté créations
L’année 2008 m’a permis de prendre du recul par rapport à mes créations.
Je n’ai pratiquement pas tenu un crayon. J’ai dessiné peu, mais chaque fois que je l’ai fait j’ai ressenti une réelle évolution dans mon trait, dans ce que j’avais envie d’exprimer.Moins dessiner pour… mieux dessiner?
Oui, je crois que c’est une hypothèse qui tient la route. Pour moi en tous cas.
J’ai éprouvé plus de plaisir cette année que sur les 3 années précédentes.
Je me suis détaché de certains automatismes qui m’empêchaient de créer : les automatismes conditionnent un trait, une expression, un message.
J’en aurai toujours, mais je sais désormais comment essayer de m’en détacher pour mieux avancer, chaque jour.Il ne faut pas confondre les automatismes et le style, mais je pense que vous saurez faire la différence.
Fort de cet apprentissage, j’ai décidé que l’année 2009 sera très productive.
A chaque année son lot d’expériences, je suis en quelques sortes mon propre cobaye.- Peintures
- Ebooks en vente bientôt
- Réalisation d’un court-métrage d’animation (3D) : j’apprends en autodidacte donc je ferai de mon mieux. Vous pourrez en voir quelques aperçus sur mon nouveau site (que j’annoncerai dans quelques jours je pense).
- Décoration d’intérieur et aménagement d’un café innovant et culturel en plein coeur de Tokyo
- Recherches personnelles, artistiques et culturelles concernant les jardins japonais contemporains. Pour avancer dans ces projets, pour comprendre certaines choses, je prévois de rencontrer certains grands noms au Japon. A moi de provoquer cette opportunité. Tout est possible.
- Rencontre avec Nakashima Kiyoshi. Un premier échange a déjà été possible, la prochaine étape promet d’être fascinante
- Je travaille également sur la réalisation… d’un jeu vidéo
Au quotidien
- Avoir la satisfaction d’avoir rayé toutes mes « choses à faire » de la journée le soir avant de me coucher
- Respecter mes engagements et mon emploi du temps
- Terminer les chansons que j’avais commencé à composer en 2007 et travailler sur le booklet qui les accompagne
Au rayon des compétences
- Améliorer mon niveau de japonais
- Passer plus de temps sur mon piano
- Garder mon harmonica en poche quand je vais me promener
- Me familiariser avec les bases du saxophone, cela fait trop longtemps qu’il traîne sous mes yeux
Pour moi
- Plus de temps en famille
- Plus de temps pour moi
- Ne plus perdre mon temps sur ce qui aurait pu être et me concentrer sur ce qui est à venir
- Augmenter mes performances sportives
- Acquérir une nouvelle compétence chaque semaine
- Réaliser un album tous les deux mois
- Ne plus perdre mon temps sur ce qui aurait pu être et me concentrer sur ce qui est à venir (bis)
- Travailler plus et mieux, en passant le moins de temps possible à mon bureau
- Lire
A venir
- Mon nouveau site d’illustrations bientôt ouvert
- Une mise à jour vers WordPress 2.7 : si le site est tout cassé pendant quelques jours, vous saurez pourquoi!
- Un nouveau thème pour Artistezen.fr
Pour ceux qui ont eu le courage de tout lire jusqu’au bout, finissons en musique.
A bientôt!
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Bienvenue en 2009 et bon courage pour toutes ces bonnes résolutions !
Je te suivrai comme toujours avec intérêt.
Amicalement.
Comme Ezra!
Bonne Année, bienvenu et je te souhaite de pouvoir réaliser tes souhaits!
C’est sur qu’il n’est pas suffisant étre illustrateur/trice il faut s’occuper au marketing et aux choses que tu avais mentionnées. Quant á l’automatisme… c’est intéressant. Pour l’éviter je cherche les bases littéraires différentes qui proposent á utiliser les différentes techniques et réfléchissements..
Merci à vous deux
Très bonne année Ange !
je reviens sur un point de ton article. Je comprends tout à fait ce que tu appelles « compétition » et la façon dont tu l’abordes. Le dépassement de soi, etc.
)
Je pense également que les visiteurs réguliers de ton site savent très bien qu’écraser les gens ne fait pas partie de tes objectifs (ou alors arrêtes d’aider les autres, sinon c’est mal barré
Cependant, je pense que pour la plupart (et moi y compris), le terme compétition revêt systématiquement un caractère de lutte, de « survie » (comme le précise monsieur Robert), dans laquelle il y a obligatoirement un gagnant et un perdant.
C’est pourquoi, à compétition, je préfère largement le terme d’émulation qui me semble plus approprié pour définir une compétition destinée à se grandir soi-même, à profiter de l’énergie des autres pour se dépasser, etc. Ça me paraît plus adapté, (plus positif aussi) parce que c’est vrai que la compétition, je vois toujours 2 personnes qui se disputent le même bifteck, dont une restera en fin de compte sur le carreau
Non ? Qu’est-ce que tu en penses ?
Mais bon… c’est juste ma façon de voir les choses, seulement une question de vocabulaire, et ça ne remet pas en cause le contenu de ton article.
Salut et bonne année!
Je suis entièrement d’accord sur le point que tu soulèves.
A ‘compétition’, le mot ‘émulation’ serait certainement préférable et mieux compris.
C’est d’ailleurs ce mot que j’avais utilisé dans une première version de cet article.
Je sais bien que beaucoup de personnes réagissent directement à la vue des mots tels que compétition, argent, etc… sans lire l’argumentation qui suit.
Tenir une argumentation un peu longue en mettant les pieds dans le plat n’est pas une démarche sensée pour qui veut s’attirer la sympathie de la profession (et des visiteurs habituels).
).
Je pense d’ailleurs que ce site va perdre en popularité de ce fait (en plus de l’avoir abandonné un moment…
Pourtant, j’ai voulu ‘réhabiliter’ ces termes-là.
Je suis certain, après avoir peut-être été choquant pour certains, que les personnes qui ont lu jusqu’au bout vont bien au-delà de ce qui est habituellement ‘acceptable’.
Et j’aime bien cela, car c’est à partir de cet état d’esprit qu’on peut envisager des solutions nouvelles, plus à même de faire avancer la situation.
Je ne sais pas si je suis clair.
En tous cas oui : émulation aurait été un terme plus à même d’être compris, sans ambiguïté.
Au fait Gynux, Sketchcrawl tu y as déjà participé?
ps : il faut que je prépare une jolie carte de voeux pour répondre à ton mail
Ah non, je n’ai jamais participé au Sketchcrawl, je ne connaissais même pas !
Ca a l’air plutôt sympa. Ca doit l’être encore plus en « terres inconnues »
Merci pour l’information, je note !
Pour la carte tu as le temps, il reste encore 3 semaines
Tout d’abord bonne année à tous !
Bonjour Ange,
A la lecture de ton article, je ne vois pas bien ce que tu envisages en disant : « De plus grandes différences de tarifs pourraient être une manière de permettre aux amateurs et aux professionnels de coexister sur ce secteur. » ?
Me promenant pas mal sur le net pour voir ce que font les artistes, il m’arrive de rencontrer des « amateurs » très doués à mes yeux et des professionnels dont le travail me laisse plus qu’interrogative ! Comment dans ces conditions faire la différence.
D’autre part, il y a aussi des professionnels qui travaillent à tarifs bas quand ça les arrange, non ?
Et, les « grands » depuis un certain temps dans ce métier ne sont-ils pas mieux payés que les autres ?
Enfin, pour faire court (car ton article pourrait amener des heures de discussion devant d’un chocolat chaud
) le mot « compétition » ne me fait pas grimacer et je ne crois pas que cet article éloignera tes visiteurs habituels même si leur avis est différent.
Pour ce qui est de tes résolutions, je te souhaite de les mener à bien , c’est un programme ambitieux et riche.
A bientôt !
Gynux > 3 semaines, vite vite.
Jill > bonjour
Je dirais que le professionnel se définit par l’importance qu’il accorde à la rémunération qu’il perçoit de son travail.
Cette rémunération lui sert à subvenir à ses besoins mais aussi à évaluer la qualité de son travail aux yeux des autres.
Qu’un artiste soit talentueux ou pas, je pense que c’est un facteur à considérer dans un deuxième temps seulement.
C’est un paramètre qui va jouer sur la valeur perçue par l’autre, et qui peut être réévaluée à la hausse ou à la baisse en fonction de ses facultés à communiquer autour de son travail.
Sur ta deuxième question : « D’autre part, il y a aussi des professionnels qui travaillent à tarifs bas quand ça les arrange, non »
Je crois que ça n’arrange personne de travailler à prix bas surtout lorsqu’on est professionnel et qu’il s’agit d’une source de revenus principale.
Travailler à prix bas peut seulement être une alternative à laquelle un artiste est contraint pour augmenter ses revenus en essayant d’obtenir ainsi plus de travail.
De plus, travailler à prix bas implique la nécessité de travailler plus vite pour enchaîner sur d’autres contrats, s’il y en a.
La qualité du travail en pâtit et c’est aussi une cause de frustration personnelle.
Et, les “grands” depuis un certain temps dans ce métier ne sont-ils pas mieux payés que les autres ?
Oui, et tant mieux. Le contraire serait une aberration. Chaque travailleur doit connaître une progression dans sa carrière en termes d’épanouissement et de rémunération.
Mon argument, c’est qu’il n’existe pas à mes yeux de réelle population ‘intermédiaire’ :
les amateurs (sans jugement péjoratif) – les professionnels majoritaires – les confirmés
Je trouve que les catégories amateurs/professionnels se confondent.
Lorsque j’ai commencé, j’aurais aimé qu’on me dise : « si tu arrives à passer du stade de non professionnel (travaille sur son temps libre) à professionnel (travaille à temps plein ou majoritaire) tu auras une rémunération plus importante, logiquement liée à ton implication et tes charges ». Mais on m’aurait menti.
Dans la suite de mon idée, un amateur aura peut-être moins de temps à accorder à la réalisation d’une illustration qu’un professionnel car il a une autre activité, principale, à côté.
Il est donc normal que son investissement en temps soit moindre. S’il produit quelque chose de qualité tant mieux pour son client petit prix/bonne qualité.
Le problème est que les professionnels doivent s’aligner sur ces tarifs-là pour tenter de produire quelque chose de meilleur, en investissant plus de temps (plus de flexibilité au niveau des retouches) avec plus de charges. Les clients trouvent beaucoup d’amateurs prêts à gagner un peu d’argent sur leur temps libre (légitime), donc les tarifs sont toujours revus à la baisse.
Comment concurrencer des prix approchant de 0?
Si on veut confondre les catégories, j’aurais préféré que les amateurs se fixent sur les tarifs pros en essayant de justifier ces tarifs par la qualité de leur travail.
Voilà!
Oui, tu as raison, Ange, ma phrase : » “D’autre part, il y a aussi des professionnels qui travaillent à tarifs bas quand ça les arrange, non” était maladroite. et malvenue.
merci d’avoir développé tes idées , ta phrase se comprend beaucoup mieux, du moins pour moi.
je suis entièrement d’accord avec l’idée :
Lorsque j’ai commencé, j’aurais aimé qu’on me dise : “si tu arrives à passer du stade de non professionnel (travaille sur son temps libre) à professionnel (travaille à temps plein ou majoritaire) tu auras une rémunération plus importante, logiquement liée à ton implication et tes charges”.
N’était-ce pas ainsi il y a quelques décénnies ?
J’aime bien ta carte de voeux actuelle, le cadrage m’a fait sourire !
Bonne journée à tous
très bonne année à tous
(et désolée pour le retard :/)
merci pour tes articles qui m’aident toujours d’une manière ou d’une autre, surtout
Merci pour tes voeux et bonne année à toi aussi Marie,