La valeur émotionnelle de l’histoire qui va avec

Rester honnête!
Photo par MegElizabeth

Il me semble nécessaire d’apporter quelques précisions sur le sujet développé dans l’article précédent.
Je parlais de « l’histoire qui va avec » dans un contexte commercial parce que c’est un thème qui a permis d’ouvrir un débat constructif.
Parler de communication – voire de stratégie commerciale – à des artistes, n’est pas facile.
Pour soutenir mon argument concernant l’importance de l’histoire qui accompagne votre travail, je vais aborder la charge émotionnelle que transmet une histoire.
Je pense que cela aura un écho même chez les plus sceptiques.

Raconter une histoire, à mes yeux, ce n’est pas mentir. Ce n’est pas attirer la compassion.

Lorsqu’on l’envisage avec honnêté, c’est presque « informatif », comme si l’on ne faisait qu’énoncer des faits.


Aux pieds du Mont Fuji

Tous les jours je crayonne. Parfois je me rends près de la mer parce que j’aime le soleil et l’air marin.
C’est une chance pour moi, que je sais apprécier, mais je pense que ça ne parait en rien exceptionnel aux yeux des autres.
C’est une histoire ordinaire, même si je connais la valeur de ces moments que j’affectionne.

Maintenant une autre histoire, authentique bien entendu.
Lors de mon premier voyage au Japon, j’ai eu la chance de me rendre près du Mont Fuji, aux alentours du lac Yamanaka (en). C’était la première fois que je goûtais aux Kinako Dango, l’air était chaud et humide, mais l’eau était plutôt fraîche. Je me suis baigné dans ce lac pendant près d’une heure.
A quelques dizaines de mètres de la rive, je me suis mis sur le dos, les yeux levés vers le ciel et les oreilles sous l’eau (oui, on dit aussi la planche mais c’est moins joli, non?).

J’ai réfléchi à ce qui m’avait mené là, aux sensations nouvelles, à celles qui me semblaient familières. J’ai visualisé mon parcours en accéléré, les changements importants qui m’avaient menés sur cette voie, l’homme que j’étais et celui que je voulais devenir.

J’ai pensé :
« Je suis finalement face au Mont Fuji. Est-ce-que cela va opérer un changement dans ma vie? Est-ce-que ça fait de moi un homme meilleur? »
Non, évidemment. Mais ça m’a permis de faire le point sur mon avancée.
Et croyez-moi, dans la tristesse ou la joie, l’expérience de chacun est d’une richesse inestimable.

Le Mont Fuji
Photo par skyseeker

J’avais travaillé dur pour y arriver. J’ai connu comme chacun plusieurs accidents dans ma vie même si j’estime avoir toujours eu la chance d’être bien entouré. Pouvoir être ici, c’était comme le résultat d’un ensemble d’efforts, comme une étape dans ma vie. J’étais à l’autre bout du monde. Loin des miens, loin de mes amis, loin de mes biens matériels. Et pourtant, j’étais bien. J’ai toujours voyagé seul, mais là c’était différent. J’ai eu un léger sentiment de culpabilité mais ceux qui m’entourent auraient certainement aimé savoir que j’allais bien. L’eau était froide, mais je n’y pensais même pas.

Sumi-e
Photo par 顔なし

Je suis sorti de l’eau, et j’ai essayé mon kit « portable » : pinceau, carnet, et encre de Chine. J’avais toujours voulu essayer cette technique, mais je n’avais jamais pris le temps de m’y attarder.
Eh bien disons qu’à ce moment-là, j’ai eu une sorte de révélation : j’ai, je pense, compris l’essence de cette technique. Mon état d’esprit à ce moment-là, ma réflexion sur ma vie, mon esprit serein : je n’avais aucun bagage technique concernant l’utilisation de l’encre pourtant mes lignes m’ont paru pures, en accord avec ce que je tentais d’exprimer.
L’expérience en elle-même n’avait rien d’exceptionnel, mais le chemin parcouru pour en arriver à cette sensation l’était à mes yeux. Pureté, authenticité, vérité… je me suis senti entier, honnête et serein. Ce sont toutes ces sensations qui ont traversé mon esprit à cet instant précis.

Sorties de leur contexte, mes lignes peuvent sembler quelconques aux yeux des gens. Mais moi, je sais.

 

Je connais l’histoire, ma rencontre avec cette technique. Libre à moi de la raconter, ou pas.
Je ne l’ai jamais fait avant car ça me semble très intime. Je n’utiliserai pas « cette » histoire pour valoriser mon travail ou mon parcours, mais il y en aurait beaucoup d’autres.

J’en évoque quelques unes ici, je peux citer :

« …j’ai appris certaines techniques en peinture dans la rue avec un péruvien unijambiste… »

« …joué au football avec des moines bouddhistes… »

« … chanté ‘We Will Rock You’ avec des yakuzas ‘chauffeurs de salle’… »

Et l’histoire que je propose et défends actuellement :

« Cela fait 4 ans que j’exerce le métier d’auteur et illustateur (de livres jeunesse, entre autres), j’ai publié une quinzaine d’albums, ainsi que dans une vingtaine de magazines, et je pense fortement à aller m’installer sur une petite île que j’ai repérée près du Japon, loin du monde et de l’agitation, pour me consacrer à la peinture, aux arts en général (dont les arts martiaux), pour jardiner, vivre, et rencontrer des gens simples. »

Je ne mens en rien. Je ne rends en rien ma vie plus intéressante qu’elle ne l’est à mes yeux, je n’ai pas besoin d’assombrir mon passé pour avoir des choses à raconter.

Ce sont mes histoires, elle sont vraies, je les assume, je les défends, et c’est peut-être une d’entre elles qui me permettra d’acquérir encore plus de liberté et j’en suis fier. Si ma réussite personnelle et fiancière pouvaient s’appuyer sur des éléments de ma vie, sur cette richesse que nous possédons tous et qui s’appelle l’expérience, j’en serais très fier.

Les plus belles histoires

Rappelez-vous d’un baiser échangé avec une personne que vous aimez ou avez aimée : vous vous souvenez du coucher de soleil, ou du chant des oiseaux, du bruit des vagues, du restaurant où vous avez dîné, de ce que vous avez ressenti, de la promenade au clair de lune, des fous rires, des rêves partagés, des étoiles…

Des moments inoubliables
Photo par B@ni

Vous vous en souvenez très bien, car vous ne voulez pas l’oublier, cette histoire. Vous aimeriez pouvoir vous la raconter le plus longtemps possible, et c’est pourquoi vous gardez précieusement quelques photos du passé. Pour ne pas oublier l’histoire.

Voilà pourquoi j’insiste sur les histoires qui vont avec, ce sont elles qui donnent à votre vie, à vos oeuvres, à vos actes, l’ampleur qu’ils méritent.

Vous le méritez

Vous travaillez dur, vous y mettez du cœur. Vous y croyez fort et vous êtes certainement très sensible. J’aime être entouré d’artistes, ils ont une énergie et une passion communicatives.

Les artistes sont les premiers lorsqu’il s’agit de ramer, de lancer la locomotive. Mais après, une fois sur les rails, ils disparaissent. Ils s’effacent ou se laissent effacer. Ils ne vont pas au bout de leur acte.

Ce que vous créez a de la valeur, beaucoup de valeur, et d’autres à l’esprit pratique l’ont bien compris et canalisent cette énergie, lui procurent un bel emballage, et en récoltent eux-mêmes les fruits.
Pour moi, c’est une obligation que d’aller jusqu’au bout, délivrer un message fini, ficelé, entier. Par respect pour mon expérience, pour moi, pour mon travail.

Une histoire, c’est la valeur des choses bien au-delà des faits et sans qu’il ne soit nécessaire de le souligner. C’est le goût du café cultivé sur les flancs d’une montagne colombienne, c’est l’image et les remises en question qui entourent le commerce équitable, c’est le cadeau pour l’enfant dans le kinder surprise.
Les histoires restent, les histoires se transmettent, les histoires persistent.

Note : je vous renvoie également au commentaire de Girafette (n°16) dans les commentaires de l’article précédent dont l’exemple est très clair.

Pouvez-vous écrire noir sur blanc une histoire qui vous rend fier? Qui vous permette de reconnaître votre valeur à vos yeux? Savez-vous vous convaincre de la valeur de votre parcours? Affichez cette histoire écrite à l’endroit qui vous plait, c’est certainement la première d’une longue série.

Ça pourrait intéresser vos amis, partagez!

Construire sa réussite, Etre artiste, Monétisation Posté le 8 avril 2008 par Ange

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20 commentaires pour “La valeur émotionnelle de l’histoire qui va avec”

  1. oui, si on n’a pas d’histoire, on a rien à raconter, à transmettre… Si on ne vit rien, on n’a pas de sentiments non plus!

    je suis entièrement d’accord en tout cas, c’est tout ce que l’on a fait avant, qui nous permet d’être soi maintenant. Et c’est infini, puisque le temps ne s’arrête pas!

    Pour moi ça complète l’article précédent en tout cas :)
    d’un côté le côté rentabilité, commercial, et de l’autre, ne pas oublier les valeurs qu’on a envie de transmettre.

  2. Je viens chaque jour, je lis avec attention . Je suis étonnée par l’importance du travail que tu fourni en offrant ce blog .Je n’adhère pas forcément à tout mais je réfléchis à ce que tu proposes et aux réactions de tes visiteurs.
    Je voulais juste te dire que j’étais là même si je n’interviens pas pour le moment.

  3. Marie > Voilà, c’est bien cela : vivre des choses, se rendre compte de leur valeur, et les mettre en avant si cela est en accord avec nos principes.

    Jill.c > Bienvenue ici :)
    Merci pour le compliment concernant les informations diffusées ici.
    Je sais bien que mes articles proposent parfois des positions qui semblent très arrêtées mais elles ont le mérite de pousser à la réflexion et je trouve les discussions ici très constructives. J’en suis vraiment le premier heureux.
    Heureux que tu puisses y trouver des informations intéressantes même si, comme tu le dis, le but premier n’est pas d’adhérer tous aux mêmes idées.

  4. Jill.c > C’est déjà bien de nous montré ta présence ^^

    Ange > « Savez-vous vous convaincre de la valeur de votre parcours? »

    Pas particulièrement, mais c’est surtout qu’à mes yeux, le parcours d’un artiste ne vaut rien, seul ses œuvres ont de l’importance.

    Nous avons tous subis des souffrances et des joies, et nous devrions prendre conscience que ce ces évènements ne nous représente pas.

    Ils ne sont que la résultante,
    D’une continuité dilettante.

    Je reste intimement persuadé que certaine personne ne se forment pas à partir de ce qu’elle ont vécu, mais à partir de ce qu’elle voient…

  5. theNoiC >
    « Je reste intimement persuadé que certaine personne ne se forment pas à partir de ce qu’elle ont vécu, mais à partir de ce qu’elle voient… »
    Pourquoi dissocier les éléments d’un tout?
    Encore une fois, l’histoire telle que je la conçois est un « plus » qui nous constitue, qui accompagne notre identité, mais je n’ai jamais dit qu’elle la suppléait.
    Pour moi, l’identité c’est déjà ce que l’on est, ce que l’on a vécu, ce qui nous porte, et ce vers quoi l’on tend. Les notions que tu soulignes ont donc déjà été évoquées comme faisant partie de la logique que je défends.

    « Pas particulièrement, mais c’est surtout qu’à mes yeux, le parcours d’un artiste ne vaut rien, seul ses œuvres ont de l’importance. »
    Oui, tu es artiste et les artistes penseront toujours ainsi et c’est pourquoi ils subiront toujours une situation précaire.
    Les investisseurs ne pensent pas ainsi, ne penseront jamais ainsi , et ne pas l’intégrer c’est se fermer la porte de toute liberté financière.
    C’est aussi faire la part belle à tous les intermédiaires qui se proposent de raconter l’histoire à notre place et d’en tirer des bénéfices.

    Il faut dissocier l’épanouissement personnel et la gestion de sa carrière, bien définir ses objectifs et les étapes pour y arriver en accord avec ses principes.
    Moi je donne des pistes pour valoriser le travail d’artiste, convaincre des gens de sa valeur, et en augmenter la valeur financière.
    Après, libre à chacun de saisir l’occasion ou non.
    Je pense que ton raisonnement, que j’entends et qui est aussi le mien pour ma partie « artistique », celle que je veux protéger et développer pour moi-même, ne tient pas la route pour qui veut monnayer ses travaux.

  6. Ange > « Je pense que ton raisonnement ne tient pas la route pour qui veut monnayer ses travaux. »

    Je pense que je comprendrais mieux ton raisonnement au fil du temps et de tes articles. :)

  7. Je dois avouer que ma dernière phrase était un peu radicale, même si l’idée était là.
    Il fallait comprendre : « je pense que ton raisonnement qui aurait tendance à être le mien lorsque j’ai du mal à me discipliner et à avoir la tête froide ne tient pas la route pour qui veut monnayer ses travaux. »
    Oui, prenons le temps et je ferai en sorte de ne pas être trop confus ;)
    Merci de participer autant, en tous cas. C’est un vrai plaisir de voir que ces écrits suscitent des réactions.

  8. c’est toujours instructif et enrichissant de voir des points de vue autres, de toutes façons :)
    à la base, j’ai participé plus pour comprendre ton point de vue, Ange, parce que même si malheureusement on a « besoin » d’argent, personnellement je n’aime pas ça. Tout est basé dessus…
    Enfin, je ne me plains pas hein, je suis moi-même bien contente d’avoir une paye chaque mois ; mais ce n’est pas une valeur que je recherche :/

    par contre, je m’intéresse beaucoup aux histoires de chacun, c’est une des choses que je considère comme enrichissante, pour ma part :)

  9. Je pense qu’on sera tous d’accord ici sur ces points-là : le but recherché, l’objectif réel, la priorité, ce qu’on ne doit jamais perdre de vue, c’est l’épanouissement personnel.
    Tout le reste, ce ne sont que des outils ou des étapes à franchir.

    « Enfin, je ne me plains pas hein, je suis moi-même bien contente d’avoir une paye chaque mois ; mais ce n’est pas une valeur que je recherche :/ »
    Moi non plus, et ce n’est pas une valeur du tout d’ailleurs ;)

    Mais cet argent est nécessaire pour certains de nos projets, et aussi pour protéger tout ce qui nous tient à coeur : les proches, les idéaux, les valeurs essentielles.
    L’argent ce n’est que du papier, des chiffres, mais je veux maîtriser cet aspect-là qui peut affecter une vie de manière très négative.
    Autant apprendre à se débarrasser de ce souci-là pour pouvoir mieux se consacrer à la Vie (la vraie, celle qui fait profiter du chant des oiseaux le matin et des petits bonheurs partagés) :)

  10. Pour moi, cette question de l’argent est actuellement centrale. Publier un livre ne rapporte pas beaucoup d’argent, surtout chez un petit éditeur. Etant autodidacte, j’ai peu de réseau, donc peu d’occasion de travailler sur des commandes « alimentaires ». J’ai provisoirement fait une parenthèse dans ma « vraie » vie professionnelle, celle qui rapportait un salaire mensuel mais ne m’apportait pas vraiment de satisfactions, et je me retrouve aujourd’hui à travailler beaucoup sans jamais aucune certitude de revenus. Des projets, un album à paraître chez un petit éditeur débutant, donc peu payé, etc. Les heures passées à dessiner, à peindre, à écrire, sont pour moi de vrais moments de plaisir, de sérénité, je suis fier et heureux par exemple de l’album qui va paraître en septembre, mais au-delà de ça il y a beaucoup d’inquiétude, et l’inquiétude empêche une création sincère, vitale. Je suis dans une période qui ressemble à un « maintenant ou jamais », parce que je me dis que je n’aurai jamais assez d’énergie pour mener de front 2 « emplois », une vie de salarié et une activité d’illustrateur. je me fous de gagner beaucoup d’argent, mais je sais aussi que je ne pourrai pas continuer indéfiniment à ne pas payer ma part de loyer, par exemple… « Maîtriser cet aspect-là », comme tu dis, Ange, oui , pour moi c’est crucial, mais pour l’instant c’est lui qui me maîtrise…

  11. lionel > « l’inquiétude empêche une création sincère » Quelle triste vérité… Bonne chance pour tes projets ;)

  12. Mais arrêtez-donc de vous inquiéter, ici il y aura toutes les solutions! :)
    Non, sérieusement je comprends bien toutes ces inquiétudes et j’y ai réfléchi depuis des années, car je connais les mêmes.

    Malgré la situation, je pense que d’être né artistes (sans que ce mot n’ait de connotation élitiste) nous a dotés de nombreux atouts : nous sommes persévérants, idéalistes, perfectionnistes, appliqués.
    Nous ne limitons pas nos outils de communication aux mots et aux gestes, nous avons une identité que nous exprimons « différemment ».
    Ce qui me rassure, c’est de voir que ce potentiel a beaucoup de valeur et qu’il est sous-exploité : j’en déduis par cela que nous avons une marge de progression énorme dans la manière dont nous sommes perçus, dont nous nous situons, et dont nous en vivons.

    Il suffit de nous faire un peu violence, d’intégrer les mécanismes du monde de l’entreprise, et de trouver nos solutions. Si elles n’existent pas, il faut les créer et j’ai un espoir sans fin, de ce côté-là.
    Je pense que je vais modifier mon planning d’articles à poster pour aborder un sujet plus pratique dans la semaine qui te donnera des pistes utiles, Lionel.
    J’en cherche encore, chaque jour qui passe.

  13. Lionel, je comprends tes inquiétudes, beaucoup d’illustrateurs que je connais ont ce dilemme car c’est vrai qu’il est très difficile de faire un métier parallèle même à mi-temps !

    Ange, je crois que tu es très attendu sur ces « pistes et solutions  » :-) Peut-être que si tu donnais en effet quelques axes, pourrions-nous chercher à plusieurs des pistes . Je suis en tout cas prête à « nous » aider dans ce sens , le tout est de savoir dans qu’elle directions chercher .

    The NOIC : est-ce qu’on se connait ?

    Marie, tu parlais de la difficulté à « être reconnue en tant que musicienne classique » j’ai l’impression qu’il y a eu des efforts de faits dans ce domaine pour démocratiser cet art, le faire mieux comprendre et nous faire mieux apprécier les muciens classiques , non ?

  14. Jill.c > Je ne pense pas, pourquoi mon pseudonyme te dit quelque chose ?

    Ange > Concernant ta définition des artistes, j’ai bien peut que mon idéalisme n’empiète de trop sur ma persévérance ^^

  15. TheNOIC : non, mais je me demandais comme ça :-)

  16. Jill.c : peut-être que c’est le cas… mais à ce moment là, je ne vois pas encore beaucoup les répercussions :s
    surtout au niveau médiatisation en tout cas.
    En tout cas, de près ou de loin, ça fait toujours plaisir que des gens s’y intéressent :)

  17. Tu es violoniste professionnelle Marie ?

  18. euh oui, pourquoi?… ^^ »

  19. Parce que ce doit être un difficile mais merveilleux métier !

  20. je confirme :)

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