Savez-vous déléguer?

Lorsqu’il créé une structure (association, entreprise), il est important pour un dirigeant de savoir déléguer.
Faire confiance à ses partenaires pour mieux se concentrer sur ses propres tâches.

Je suis convaincu qu’une carrière artistique doit se gérer comme une petite entreprise.

La vie même se gère comme une entreprise (ou peut-être est-ce l’inverse).

Avez-vous fait le point sur toutes les actions qu’il vous faut entreprendre?
Vous sentez-vous capable de tout gérer, seul?

Il est essentiel de savoir déléguer un maximum de tâches à des collaborateurs compétents.
Déléguez, et concentrez-vous sur les tâches pour lesquelles vous êtes réellement compétent.


Exemple :
Si je ne suis pas capable de réparer ma voiture, j’ai plusieurs solutions :

  • je peux tenter de la réparer moi-même car j’aime bien bricoler, et faire des économies
  • j’ai les moyens de la faire réparer dans un garage, je garde du temps pour aller me promener avec mes enfants et j’ai la garantie que le travail effectué sera de qualité

Trouver le bon équilibre entre les actions que l’on peut entreprendre seul et celles qu’on peut déléguer est important. Il faut donc bien connaître les moyens qui sont à votre disposition.
Savoir analyser ses propres compétences n’est pas facile, c’est pour cela qu’il est parfois conseillé de faire un bilan de compétences, par exemple.

L’erreur de certains entrepreneurs est de ne pas savoir s’entourer, ne pas accepter de déléguer les tâches pour lesquelles ils sont le moins compétents, car ils veulent garder la main sur tout ce qui touche à leur activité.

Vous êtes concernés

Pour un artiste, les actions à effectuer pour se réaliser, se représenter et se promouvoir sont nombreuses :

  • Avez-vous déjà pensé à énumérer toutes ces actions?
  • Pensez-vous être compétent dans tous les domaines concernés?
  • Quelles sont les tâches que vous pouvez déléguer?

Faites le point sur ces tâches : un investissement (en argent, en temps) vous serait-il profitable (en temps, en argent)?

Un autre exemple, qui sera parlant pour la plupart d’entre vous :
Lorsque vous confiez à un éditeur un de vos projets, vous profitez de son apport de compétences dans le domaine artistique, la fabrication (impression), le domaine commercial (diffusion, promotion).

Vous pourriez très bien assumer vous-même l’aspect intégral du livre (illustrations, textes, mise en page, couverture, reliure, fabrication, diffusion, promotion, vente, etc etc) mais ce sont des actions qui demandent de l’expérience, des compétences, du temps, et des moyens financiers.
L’éditeur vous propose tout cela : des équipes disponibles, organisées, compétentes, et un budget plus ou moins conséquent.
En contre-partie, vous lui confiez l’avenir de votre livre et un avantage financier.

Personnellement je l’envisage ainsi :
Ce n’est pas un éditeur qui me rémunère, mais plutôt moi qui accepte de lui céder une part importante des droits (auxquels je pourrais aspirer si je travaillais seul) pour compenser son apport dans la collaboration.

Comment déléguer lorsque l’on travaille seul?

Déléguer lorsque l'on travaille seul
Colodio sur Flickr

Pour illustrer cet article, j’aimerais sous-titrer cette photo « You can’t get there alone« 

Commencez par faire une analyse des tâches pour lesquelles vous vous sentez le moins compétent, ou celles qui vous semblent le plus rébarbatives.
Vous aurez ensuite de nombreux outils à votre disposition pour avancer sereinement dans votre travail.
Voici ceux qui me paraissent évidents :

L’informatique

Les possibilités que nous offre l’informatique sont infinies.
Je gère la plupart de mes actions de manière informatique :

  • Mails (Gmail / Thundebird)
    Mes envois de mails sont automatisés (mais personnalisés), peuvent être programmés, groupés, etc
    J’ai également trouvé une manière d’organiser mes mails pour que ma liste soit toujours vide (grâce aux filtres intégrés à Gmail).
  • Tâches (Remember The Milk)
    Synchronisées avec Gmail, je reçois chaque matin un email me listant les actions obligatoires à effectuer dans la journée.
  • Agenda / Evénements (Lightning pour Thunderbird synchronisé avec Remember The Milk)
  • Contacts (Highrise / Gmail / Thunderbird le tout synchronisé)
    Sous Highrise je garde un historique de chaque conversation professionnelle (avec les éditeurs), j’y note toutes les remarques que l’on peut me faire, les événements, les particularités de chaque ligne éditoriale, des informations sur les personnes que je rencontre pour mieux les connaître et surtout ne pas les oublier.

J’agis de la même manière pour mon travail sur logiciel de création (The Gimp, Open Canvas, Artrage, Pixia, Photoshop, Painter) avec des scripts pour les tâches les plus répétées (recadrer, taille de l’image, upload, etc…).

Le piège est de laisser les outils prendre le pas sur la création.
Il faut créer un système automatisé qui vous serve. A partir du moment où vous organiser vous prend plus de temps que nécessaire, c’est qu’il vous faut rapidement changer de système.

Un agenda papier + calendrier + répertoire peuvent très bien suffire.
Parfois, pour s’organiser, il n’y a rien de mieux que le papier.
C’est rapide, portable, toujours accessible.

Je reviendrai en détails sur mon installation, dans un prochain article un peu technique, pour ceux à qui cela peut servir.

Travailler avec un coach

Etant moi-même confronté au problème, je comprends bien que beaucoup d’artistes soient dépassés (et ne se sentent pas concernés) par la nécessité d’apprendre à se représenter, à se promouvoir.
Ce qui intéresse un artiste, c’est d’être dans son atelier ou au contact de la nature, et de créer. Le reste, souvent, il aimerait bien s’en passer.
C’est en cela qu’un coach peut beaucoup vous apporter.
Il vous écoute, vous oriente, décèle les points à valoriser, et vous motive.

Croyez-moi, le jour où j’aurai les moyens, je n’hésiterai pas à investir pour qu’une personne ou une société s’occupe de tous mes papiers administratifs.
Mon temps libre et ma sérénité valent bien l’investissement financier, même important. La compétence ça se paie.

La compétence contribue au bien-être de celui qui en bénéficie et satisfait celui qui la met au services des autres.

Et vous, arrivez-vous à tout gérer de la meilleure des manières?
Pouvez-vous vous passer d’une aide extérieure?

Vous trouverez peut-être des réponses sur cette page.
Si vous pensez que l’investissement pourrait vous être bénéfique, n’hésitez pas à demander plus d’informations.

Prochain article : Mercredi 20 août à 17h30

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Atteindre ses objectifs, Coaching, Construire sa réussite, Etre artiste, L'art d'être efficace (GTD) Posté le 16 août 2008 par Ange

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10 commentaires pour “Savez-vous déléguer?”

  1. Bonjour Ange,
    Je vois que ça part fort :-D
    Tu as tout à fait raison et il y a fort longtemps que j’ai délégué à mon compagnon dont c’est le métier tout ce qui concerne le côté matériel de l’informatique pour ma part.
    Pour ce qui est de la prospection et de la relation éventuelle avec des éditeurs, c’est un cauchemar pour moi pour plusieurs raisons. Par contre un coach me semble intéressant mais je n’ai aucune idée des tarifs et de la façon dont ces personnes sont rémunérées .

    Bonne journée à toi et à tous !

    Une adresse qui me semble intéressante : http://lemondedecoco.over-blog.com/categorie-935565.html

  2. Ton sujet a fait écho en moi, car j’ai été adjointe de chef, pendant 2 ans et cette expérience m’a beaucoup appris en terme de planification, de gestion des tâches et des personnes. Aujourd’hui, je m’en sors très bien pour l’adminsitratif, mais j’ai du mal à appliquer tout cela à l’artistique (Encore une petite barrière inconsciente !).

  3. Bonjour,

    Jill.C :
    Pour la prospection et les relations avec les éditeurs, j’essaierai de rédiger cela bientôt.
    Pour le coaching, si tu veux plus d’informations (tarifs, déroulement des séances) n’hésite pas à me contacter.
    Je respecte l’anonymat des personnes avec qui j’ai travaillé jusqu’à maintenant et je ne peux donc présenter de témoignages, mais il semble qu’il y ait eu des résultats très positifs.
    Je ferai un article bientôt concernant les disponibilités pour l’année à venir.

    Merci pour le lien, je suis certain qu’il sera utile à mes visiteurs.

    Ezra :
    Comme tu le soulignes, il existe toujours des barrières inconscientes et ce sont les plus dures à franchir (avant même la barrière des moyens).
    J’essaie de dépasser cela en ayant confiance en mon système où les tâches (surtout les plus rébarbatives) sont automatisées.
    Je me consacre ainsi à l’exécution plutôt qu’à l’organisation. Je ne laisse pas à mon inconscient l’occasion de me détourner de ce qui doit être fait.
    Pour l’instant, ça ne marche pas trop mal.

    Bonne journée!

  4. Quelque chose m’a frappée dans ce que vous dites!
    C’est la nécessité d’avoir une identité forte!
    Je suis une blogueuse de plus en plus lue et commentée (50 commentaires pour les derniers billets)
    J’aime ça…le partage de mes idées et de mes mots, qui je le vois touchent les gens…
    Je suis auteure depuis peu (un éditeur m’a demandé de raconté mon expérience de blogueuse…voilà qui est fait…
    Mon r^ve était d’avoir un jour un livre papier…
    Certes j’y suis arrivée (un autre livre est venu depuis)
    MAIS
    C’est en définitive le blog comme moyen de partage qui me plait le plus: les livres sont mal diffusés (petites maisons d’édition
    Ce que je voulais dire aussi: c’est que tenant énormément à mes lecteurs de blg, j’ai tendance à gommer dans mes billets ce qui pourrait ne pas plaire à TOUT LE MONDE…
    De plus, comme j’ai perdu mon anonymat (à cause des livres) je me sens obligée de CONTROLER mes mots (le quand dira-t-on m’effraie)
    Tout cela tempère ce qui fait mon identité…
    Merci pour vos billets que j’ai lus avec beaucoup d’attention…j’attendais avec une certaine impatience que vous repreniez vos écrits ici…

  5. et flute pour mes fautes…
    il faut lire
    qu’en dira-t-on
    …m’a demandé de raconter…

    (comme vous le voyez j’ai à coeur de paraitre irréprochable
    Plus sérieusement il me semble important d’écrire sans faute…même sur le Net!

  6. Merci Ange ,
    Je comprends tout à fait que tu ne veuilles pas parler des personnes que tu « coaches » c’est normal ! je parlais du métier en général car cela me parait assez flou pour quelqu’un qui voudrait faire appel à l’un ou une coach . C’est une profession relativement nouvelle et qui appelle des questions.

    J’ai oublié de te dire que j’aime toujours beaucoup les photos que tu mets sur tes articles. Je me sens assez comme le petit poisson quelques fois :-)

    Coumarine,
    bienvenue à toi, je sais que tu vas te faire des amies ici (hello Marie ! ). Félicitation pour tes écrits et ton blog qui est très « généreux » . J’ai beaucoup aimé ton histoire du loup de Gubio et ton regard sur « nous » ? :-)

  7. Bonjour bonjour Ange !
    Je trouve tout cela très intéressant, et ça me fait penser à 2 choses contradictoires de nos jours dans le monde du travail : il faut savoir faire de plus en plus de choses, multiplier les compétences et maîtriser à peu près tout ce qui existe….et puis déléguer ;)
    Mais c’est vrai que déléguer n’est pas chose aisée quand on l’habitude de (presque) tout faire soi-même.
    Personnellement, j’ai commencé tout doucement par confier un morceau de la communication à une agence pour m’ôter de la tête une partie de la « vente ». Je n’ai pas encore assez de recul pour analyser le bénéfice, mais pour l’instant cela se passe plutôt bien.
    Si cela peut intéresser du monde, j’en reparlerai ici l’année prochaine après 1 an de collaborations.

  8. Déléguer, bien sûr. Mais il y a aussi la question de la confiance. A qui déléguer et quoi? Sur des tâches administratives, pas de problèmes. En revanche, dès qu’il s’agit de confier une tâche stratégique, on augmente la part de risque. En particulier si l’on est présent dans une activité créative. Je suppose cependant qu’il faut bien commencer un jour ou l’autre…

  9. Bonjour bonjour,

    Coumarine :
    Bienvenue!! En effet, l’article sur « L’identité comme richesse naturelle » fait partie des premiers textes que j’ai rédigés pour ArtisteZen.
    Ce que vous exprimez-là est effectivement le conflit entre votre identité (ce que vous êtes, ce que vous exprimez) et sa représentation (la manière dont vous souhaitez qu’elle soit perçue).
    Comme vous l’avez dit, est-il possible de concilier deux publics différents (lecteurs du blog – de longue date j’imagine – d’une part, professionnels et lecteurs séduits d’abord par vos ouvrages publiés d’autre part)?
    Par la perte de l’anonymat, il n’est plus possible de dissocier les deux identités.

    Je pense cependant que ce qui a déclenché ce succès (fréquentation du blog ouvrages publiés) c’est l’identité que vous avez présentée avant de perdre votre anonymat. Je dirais donc qu’il vous faut utiliser les outils nécessaires pour vous permettre de dire ce que vous voulez, en dépassant la peur de ne pas plaire à tout le monde, et accentuer la différence entre les gens qui vous apprécient beaucoup et ceux qui vous apprécient beaucoup moins.
    Il ne faut pas laisser aux gens la possibilité d’avoir une opinion réservée à votre sujet.
    Quand vous êtes vous-même, ça fonctionne? Alors n’hésitez plus.

    Dernière réflexion : si vous reprenez le ton et les mots qui ont fait votre succès « avant », que risquez-vous?
    Si vous vous censurez trop, je crois que le seul risque sera de décevoir vos lecteurs les plus fidèles, ceux qui vous apprécient pour ce que vous exprimez sans contrainte.

    Pour les fautes, ce n’est pas si grave : c’est important lorsque je rédige mes articles mais si tout le monde se met à relire les commentaires je ne vais plus m’empêcher de lire re re re relire mes articles pour traquer la moindre erreur!

    Jill.C :
    C’est vrai que cette profession est encore peu développée hors du cadre sportif. Pourtant « ailleurs » (Usa) la pratique s’est étendue à tous les domaines. ArtisteZen sert aussi à cela : prouver qu’il ne s’agit pas lorsqu’on a un coach de noter tous ses conseils comme à l’école, mais plutôt de s’appuyer sur des ressources personnelles pour se développer et devenir autonome.
    Pour moi, le coaching, c’est comme ce qui se passe sur ce blog mais avec un suivi et des conseils personnalisés, adaptés, et une disponibilité plus importante bien sûr.
    Je suis content que tu aies remarqué les photos! Parfois (souvent) je mets plus de temps à trouver les photos qu’à rédiger mes articles. C’est aussi l’occasion de partager le travail de certains artistes.

    Gynux :
    Je dirais presque « bienvenue » ;)
    Je suis d’accord avec toi sur la nécessité (parfois imposée) de diversifier ses connaissances et compétences, tout en étant persuadé que déléguer reste un « outil » que l’on utilise bien trop peu.
    Je suis certain que ton témoignage intéressera tout le monde, mais dans un an je ne sais pas si ArtisteZen sera toujours en ligne! On verra. Sinon on ira voir sur ton prochain site tout neuf :)

    Jean-Yves :
    Bienvenue Jean-Yves.
    Effectivement la part de risque augmente, aussi petite soit la responsabilité que l’on délègue.
    Pour autant, de mon côté, je me suis rendu compte que les situations trop confortables, l’autosuffisance (dans son sens premier), la limitation des risques, aboutissaient à des situations étouffées et peu créatives.
    Prendre des risques c’est aussi risquer d’avoir de bonnes surprises, il faut je pense que les entrepreneurs individuels relâchent un peu la pression de ce côté-là.
    C’est aussi comme cela qu’on grandit plus vite.

    Votre site est très intéressant, je prendrai le temps de le parcourir bientôt.

    Merci à vous pour votre participation!

  10. Merci. Je vous retourne le compliment :-)
    Je suis d’accord avec vous sur le fait qu’une dose de prise de risque est nécessaire pour stimuler la créativité. Le défi est de s’assurer de pouvoir changer de cap.rapidement quand la direction prise se révèle erronée. D’être réactif, en somme.

Qu'en pensez-vous?

Merci de votre visite sur ArtisteZen.fr. Pour toute information, n'hésitez pas à me contacter.

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